Une photo d'un des milieux humides touchés, prise en novembre 2005.
(Photo: courtoisie)
Bois Saint-François
Le propriétaire remet son plan des correctifs
Le jour même de la date butoir du 21 octobre, l'homme d'affaires de Duvernay Jean-Guy Hamelin a fourni au gouvernement le plan des correctifs exigé après la coupe à blanc de 12 ha sans l'autorisation de Québec, dans le bois Saint-François Est, il y a quelques semaines.
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) est resté peu loquace, le jour du dépôt du plan, quant à la teneur de celui-ci.
Le Ministère s'est jusqu'à ce jour limité à délivrer un avis d'infraction au fautif. Le déboisement a touché un marais et un marécage sur deux lots différents. Les deux milieux humides sont qualifiés d'«importants» par Lionel Laramé de la direction régionale du MDDEP
Ville de Laval a, de son côté, imposé une amende de 588$ au contrevenant, parce qu'il n'avait pas fait la demande d'un certificat d'autorisation avant de procéder à la coupe.
Le comité exécutif de la municipalité a par ailleurs avalisé, le 14 octobre, une demande de poursuite pénale qui pourrait donner lieu à des amendes plus élevées.
Deux lots
Un des deux milieux humides était situé sur un lot appartenant à Gestion Immelin inc., une entreprise de construction dont M. Hamelin est le président. Le second lot touché appartient en propre à Jean-Guy Hamelin.
Les zones rasées sont adjacentes à l'usine de la Société nationale de ferrailles, sise au 2185, montée Masson, et à la carrière Demix Agrégats, située au 2950, montée Masson.
En entrevue le 15 octobre, Lionel Laramé mentionnait qu'a priori, la remise en état des deux sites était envisagée. M. Laramé n'était pas en mesure de préciser quel type de projet avait motivé le déboisement.
Fondateur de SNF
Homme d'affaires en vue dans l'est de l'île Jésus, Jean-Guy Hamelin est surtout associé à la SNF, qu'il a fondée il y a plus de 35 ans avec son frère Bernard.
Les frères Hamelin se sont départis de la SNF, spécialisée dans la transformation des métaux ferreux, à la fin de 2007.
La même année, M. Hamelin avait fait l'acquisition de l'Auberge du Vieux-Saint-Vincent-de-Paul et d'un autre bâtiment à l'angle de la Place Jean-Eudes-Blanchard et de la rue de la Fabrique, toujours à Saint-Vincent-de-Paul.
Il a été impossible de s'entretenir avec M. Hamelin, le 21 octobre.
(Photo: courtoisie)
Yves Gauthier
Commentaire mis en ligne le 10 novembre 2009Je trouve honteux et malhonnête de raser un lot qui est un lot humide (non-disponible à la construction domiciliaire ou commerciale) et de se retrouver avec une simple peine d'amende de quelques centaines de dollars. Quiconque prétend qu'il n'érait pas au courant devrait se retrouver face à des accusations sévère. Pendant que la Ville de Laval s'affère à planter 250,000 arbres, un propriétaire décide de dénuder un lot humide. C.est scandaleux et un geste inconséquent.