Le PSC dépose une plainte au DGE contre Benoît Fradet
Chicane de pancartes
Au bureau du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), on confirme le dépôt d’une plainte pour menace et intimidation contre Benoît Fradet, candidat de l’Équipe Vaillancourt dans le district Renaud.
Évoquant l’article 590 de la loi sur les élections et référendum du Québec, le représentant et agent officiel du Parti au Service du Citoyen (PSC), Alain Bordeleau, a déposé une plainte en début de semaine dernière, relativement à un incident qui serait survenu le 7 octobre en soirée devant le domicile de Jose Onofre, candidat du PSC. Une chicane de pancartes électorales serait à l’origine de cette histoire.
Selon M. Bordeleau, le candidat Benoît Fradet, accompagné de deux autres personnes, aurait interpellé sur un ton agressif son adversaire dans la présente campagne, lui reprochant de poser ses affiches devant les siennes et le menaçant que les choses pourraient mal tourner. Toujours selon la plainte déposée auprès du DGE Marcel Blanchet, M. Fradet aurait, avant de quitter les lieux, avisé M. Onofre qu’il pourrait bien revenir.
«Il est inutile de vous dire que M. Onofre en a été tout retourné et qu’il n’est pas encore totalement remis de cette agression», peut-on lire dans la plainte.
Pancartes qui disparaissent
Un autre indicent relié à la guerre des pancartes a été apporté à l’attention du DGE, impliquant cette fois le chef du PSC qui aurait été la cible d’intimidation de la part d’un «organisateur» de la candidate de l’Équipe Vaillancourt dans le district Concorde-Bois-de-Boulogne, Claire Le Bel.
«M. Lucian Nica [l’organisateur] a menacé M. [Robert] Bordeleau de représailles et lui a dit qu’il allait faire disparaître lui-même toutes les enseignes de notre parti dans ce district», dénonce le représentant et agent officiel du PSC, en rapportant la teneur d’une discussion téléphonique tenue entre les deux hommes le 8 octobre.
Dans un communiqué émis lundi le 19 octobre, Robert Bordeleau déplore la disparition de plus d’une dizaine de ses affiches (4x4) sur l’ensemble du territoire, incluant le district Concorde-Bois-de-Boulogne. «Il est étrange que toutes les affiches qui disparaissent étaient situées près d’affiches du PRO des Lavallois. Doit-on y voir un lien? Il y a lieu de se poser la question», conclut-il.
«Sans fondement»
Pour l’agent officiel du parti de l’équipe Vaillancourt, Jean Bertrand, cette histoire est sans fondement. @R:«Ça fait partie du folklore», dit-il, ajoutant qu'il arrive à l'occasion que des gens se parlent fort lors d'un conflit de pancartes. «À sa face même, cette plainte n'est pas fondée. Je ne vois aucune menace dans la lettre adressée au DGE, poursuit Me Bertrand. De mes pancartes aussi ont disparu dans sept ou huit quartiers et je n'accuse personne pour ça.»