Parmi la trentaine de restaurants et bars qui ont effectué le virage de la récupération, 21 ont pignon sur rue au Centropolis.
(Photo: Martin Alarie)
Restos, parcs et aires publiques se mettent au recyclage
Centres communautaires, bars et restaurants, terminus et gares de trains sont désormais pourvus d'installations de récupération, grâce au financement de la Table pour la récupération hors foyer.
Déjeuner Coco Loco, Casa Bella, L'Académie, le Tire-Bouchon, Presse Café et le Moomba Superclub ont ceci en commun qu'ils ont implanté la récupération de leurs matières recyclables.
Ils font partie de la trentaine de bars et restaurants à l'échelle de l'île qui ont signé un contrat avec une demi-douzaine d'entreprises de collecte sélective, grâce à une subvention de la Table, créée en 2007.
Centropolis embarque
Fait à noter, 21 des 31 établissements qui ont effectué le virage ont pignon sur rue au Centropolis. Ce n'est pas un hasard, dit-on au Service de l'environnement de la Ville, qui avait ébauché un projet-pilote pour les restaurants, les bars et les hôtels. Le Centropolis était visé, explique Jacynthe Rousseau, écoconseillère à Ville de Laval.
Si les hôtels et les grands établissements n'ont pas encore emboîté le pas, la vague les emportera bientôt, prédit-elle. «Il y a une volonté de la part des hôteliers, ils sont conscientisés».
Parcs, aires publiques et Cie
La municipalité aussi a profité d'une enveloppe de 42 600$ fournie par la Table pour la récupération hors foyer, pour l'installation de 100 bacs et îlots de récupération. Une partie de la somme a profité à une quinzaine de centres communautaires.
L'autre portion de la subvention, obtenue conjointement avec l'Agence métropolitaine de transport, a servi à pourvoir d'installations de récupération le terminus le Carrefour et quelques gares de train de banlieue.
Laval a par ailleurs financé à même ses budgets l'installation de bacs roulants dans 44 parcs. Après les bâtiments municipaux, les centres communautaires et les parcs, «on regarde la possibilité d'implanter la collecte sélective en bordure de rue, sur les grands axes routiers», indique Mme Rousseau.
Budget épuisé
À court terme, Laval et les autres villes ne pourront compter sur les deniers de la Table, pour de nouveaux projets. Le budget consacré au volet municipal est déjà épuisé, alors que l'organisme n'est qu'à mi-course de son mandat.
«À peu près tout le monde s'est prévalu du plafond prévu dans des délais rapides», confirme Sophie Bergeron, directrice des communications de la Table.
L'organisme dispose d'un fonds de 6 M $ en engagement volontaire de 13 partenaires des secteurs privé, public et associatif. Le programme, qui s'échelonne sur trois, ans dispose cependant encore de fonds pour le volet des restaurants, bars et hôtels, ainsi que pour les grands établissements.
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