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«Une commission d'enquête ne nuirait aucunement aux enquêtes policières en cours»

Marc Demers, ex-responsable de l'unité des enquêtes des crimes majeurs à la police de Laval

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 3 décembre 2009 à 12:27
Lisez les 5 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
«Une commission d'enquête ne nuirait aucunement aux enquêtes policières en cours»
Marc Demers, président de l'association péquiste dans Laval-des-Rapides. (Photo: archives)
«Une commission d'enquête ne nuirait aucunement aux enquêtes policières en cours»
Marc Demers, ex-responsable de l'unité des enquêtes des crimes majeurs à la police de Laval
Ex-candidat du Parti québécois dans Laval-des-Rapides et président de l'association péquiste dans cette circonscription, Marc Demers joint sa voix à celle de Pauline Marois, qui réclame haut et fort la tenue d'une commission d'enquête publique, visant à faire la lumière sur les allégations de collusion et de corruption dans l'industrie de la construction qui éclaboussent le pouvoir public et les partis politiques de tous les paliers de gouvernement.
De passage dans la région à l'occasion de l'assemblée générale des associations du Parti québécois de Laval-des-Rapides et de Chomedey, la chef péquiste a rappelé que c'est le vœu de la «très grande majorité» de la population. «L’Association des procureurs de la Couronne, l’Association des policiers provinciaux, le maire de Montréal, le maire de Québec, et bien d’autres, veulent une commission d’enquête publique. Seuls Jean Charest et ses ministres la refusent. Alors, une question s’impose: qu’ont-ils à cacher?»
Escouade Carcajou
Marc Demers rejette les prétentions de ceux qui s'y objectent, à l'effet que ça ne ferait que nuire aux enquêtes policières déjà en cours.
Évoquant l'escouade Carcajou mise sur pied en 1995 et dont il a fait partie, l'ex-policier enquêteur est d'avis qu'une commission d'enquête les aurait aidés à lutter contre le gangstérisme. «Mon opinion est basée sur 30 ans de carrière dans les forces policières», insiste celui qui fut responsable de l'unité des enquêtes des crimes majeurs pendant douze ans au sein du service de police de Laval.

«Veut-on attendre encore six ans avant que ne cesse la collusion?» lance-t-il, rappelant le temps qui s'était écoulé entre la création de Carcajou et l'Opération printemps 2001, qui avait conduit à l'arrestation d'une centaine de membres des Hells Angels.
Commission Gomery
Il ajoute que «le pouvoir d'enquêter des policiers relève du Code criminel» et qu'en ce sens, il aura «toujours préséance» sur le pouvoir d'une commission d'enquête.

Par contre, celle-ci aurait pour effet de rendre certaines personnes «beaucoup plus prudentes», voire de faire «cesser la collusion», estime Marc Demers.

Il étaye son affirmation en citant la Commission Gomery, qui a notamment permis de mettre au jour le système de financement illégal du Parti libéral du Canada au Québec et d'imposer quelques sentences d'emprisonnement aux principaux publicitaires liés au scandale des commandites: «Cette commission d'enquête a aussi fait en sorte d'éclairer l'électorat qui n'a jamais plus reporté au pouvoir le Parti libéral du Canada».

Pour Marc Demers, toutes les allégations qui ont déferlé dans les médias cet automne, dont celles laissant croire au truquage d'appels d'offres dans l'octroi de dix contrats importants à Laval à l'hiver 2003, justifient le déclenchement d'une commission d'enquête publique. «Je trouve indécent de penser à hausser la TVQ, les frais d'électricité et les frais de scolarité, alors qu'on laisse aller un tel gaspillage», termine-t-il, en dénonçant les milliards de dollars en deniers publics dilapidés en surfacturation.

(Photo: archives)

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Claude L

Commentaire mis en ligne le 4 décembre 2009
Un maire peut être là aussi longtemps qu'il est élu et fait une bonne job. Les personnes agées ne sont pas des êtres innocents et sans jugement, ils ont autant de valeur que les Nathalie de ce monde. Vous auriez dû écrire "citoyenne exaspérée" et non citoyen.

Nathalie

Commentaire mis en ligne le 3 décembre 2009
Une enquête publique est nécessaire car c'est celle-ci qui permettra de connaître la façon de faire des entrepreneur afin de maintenir les prix élevés.

Une enquête policière permettra seulement de voir les irrégularité aucun enquêteur policier ne pourra déterminer la réelle valeur d'un contrat. Il faudra une équipe de spécialiste.


De toute façon un maire ne devrait en aucun cas être aussi longtemps au pouvoir d'une ville cela favorise le favoritisme. De toute façon je ne sais pas de quoi il peut être fier avec le taux de participation et calculant le % de personnes agés sur le territoire cela en dit long.

Je suis d'accord avec Sébastien.

Citoyen exaspéré !

Gilles Dussault

Commentaire mis en ligne le 3 décembre 2009
L'enquête publique devrait aussi porter sur les gestes de Mme Marois:

- rénovation de 2 toilettes à 800 000 $
- la pension à vie octroyée à son propre mari
- les coupures en santé et en éducation (on paye encore)
- le dézonage pour construire son chateau sur l'île Bizard

M. l'enquêteur Demers, je crois que je viens de vous donner un peu de travail... :)

PS: Mme Marois s'est déplacée à l'occasion de l'assemblée générale des asso du PQ pour Chomedey et Laval-des-Rapides (30 membres). On dirait bien un journaliste péquiste... lollll

Robert Allaire

Commentaire mis en ligne le 3 décembre 2009
À ce que je sache, le gouvernement n'a pas encore écarté la possibilité de tenir éventuellement une enquête publique.

Comme le mentionnait le spécialiste des affaires criminelles, M. Michel Auger, à Radio-Canada le 23 octobre dernier, "...c'est une très bonne chose qu'il y ait des enquêtes criminelles, car il s'agit d'un petit groupe de constructeurs [sic]... Il ne peut pas y avoir d'enquête publique sans qu'il y ait d'enquête policière parce que ça prend des éléments de preuve [sic]."

Suite aux allégations et les faits troublants qui ont été soulevés au cours des derniers mois, de nombreux gestes sont dès maintenant posés, sans avoir à attendre après des recommandations qui viendraient peut-être d'une commission d'enquête dans 24 mois.

1) En collaboration avec la Sûreté du Québec, le gouvernement a annoncé la mise sur pied de l'Opération Marteau, une escouade multidisciplinaire regroupant des policiers et des spécialistes des crimes économiques qui s'attaqueront à la corruption et à la malversation. Pour recueillir de l'information et des témoignages, la Sûreté du Québec a mis en place une ligne 1-888. Personne n'est soustrait à ces enquêtes indépendantes et les criminels ou fraudeurs doivent être traduits en justice.

2) La présidente du Conseil du trésor a annoncé un resserrement des directives d'appels d'offres et a pris les moyens nécessaires pour s'assurer de l'intégrité des entreprises avec lesquelles l'État sera appelé à transiger.

3) Une nouvelle politique a été mise en place et a pour but de donner aux ministères et aux organismes de l’Administration gouvernementale des lignes de conduite à suivre dans le cadre des processus d’appel d’offres pour des contrats d’approvisionnement, de services et de travaux de construction.

4) Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire a annoncé une série de mesures visant à assurer également une plus grande transparence et un resserrement des règles relatives à l’octroi de contrats municipaux.

5) Le ministre du Travail, a déposé le projet de loi 73, Loi prévoyant certaines mesures afin de lutter contre la criminalité dans l'industrie de la construction, où une entreprise reconnue coupable de collusion pourra se voir retirer sa licence de construction.

6) Suite au dépôt du rapport du vérificateur général, la ministre des Transports s'était engagée à mettre en oeuvre l'ensemble des recommandations. Le 25 novembre, elle a annoncé l’embauche d'un vérificateur interne pour chacune des 14 directions territoriales du Québec afin que l'on puisse s'assurer, avant la signature d'un contrat, que les normes en vigueur ont été respectées. Plus encore, les contrats de surveillance des ingénieurs feront désormais partie d'appels d'offres publics, tout comme les plans et devis. Dès la fin du mois de novembre, tous les contrats octroyés par le ministère seront disponibles et accessibles au grand public sur le réseau Internet. Ces mesures répondent exactement à toutes les recommandations du vérificateur général.

7) Le ministre de la Réforme des institutions démocratiques a déposé un projet de loi sur le financement des partis politiques.

En prenant ces moyens, le gouvernement agit dans l'intérêt des Québécois afin que les fonds publics soient bien utilisés et que les contrats publics soient conclus avec des entreprises représentées par des personnes ayant des comportements intègres, éthiques et respectueux des lois.

Espérons que cette fois-ci, pour nous les payeurs de taxes, Mme Marois collabora avec le gouvernement au lieu de continuer à salir toute la classe politique.

Sébastien

Commentaire mis en ligne le 3 décembre 2009
Je veux également une commission d'enquête public. Toutes ces histoires de corruption pendant ces nombreux derniers mois, c'est assez. On a pas passé cette année entière avec des histoires de corruptions en construction, ministre des transport, compteurs d'eau, CPE, et j'en passe, sans parler de la corruption dans la ville de Laval même hein King Vaillancourt.

On en a marre. MARRE MARRE MARRE. À bas le gouvernement s'il ne veut pas nous écouter.

No taxation without representation. Ça vous rapelle quelque chose? C'est ÇA qui nous représente?

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