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La Ville renonce à poursuivre le promoteur

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 5 décembre 2009 à 0:59
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La Ville renonce à poursuivre le promoteur
Une photographie aérienne de la zone déboisée, prise le 29 octobre. Les arbres abattus avaient été disposés côte à côte. (Photo: Martin Alarie)
Coupe à blanc au boisé Saint-François
La Ville renonce à poursuivre le promoteur
Jean-Guy Hamelin, le propriétaire qui a coupé sans les autorisations requises 12 ha du boisé Saint-François en octobre, coupe maintenant l'herbe sous le pied de la Ville, qui se voit contrainte de renoncer à une poursuite pénale contre lui.
«M. Hamelin va se mettre en règle», dit le porte-parole de la Ville, Marc Laforge. En réaction à une mise en demeure qui lui a été acheminée par la municipalité, le 27 octobre, le propriétaire a fait parvenir à l'Hôtel de Ville, le 24 novembre, une demande de certificat d'aménagement.

Il soumettra vraisemblablement un projet de développement après l'obtention du document, nécessaire pour effectuer des travaux sur une propriété. Le promoteur n'avait pas ce certificat en poche lorsqu'il a fait déboiser ses terrains.

Maintenant qu'il a manifesté son intention de corriger le tir, la poursuite en Cour supérieure serait jugée «nulle et non avenue», estime le Service du contentieux de Ville de Laval.

Les rôles sont désormais renversés: alors que la Ville renonce à sa poursuite en Cour supérieure, c'est maintenant Jean-Guy Hamelin qui menace de poursuivre la municipalité, si elle ne délivre pas le certificat dans les délais impartis.

M. Hamelin n'a pas retourné l'appel du <@Ri>Courrier Laval<@$>.
Politique ou pas…
Que le mal soit fait et que le déboisement ait eu lieu à l'intérieur d'un territoire visé par la Politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels de la Ville ne semble avoir aucun poids dans la balance.
Le promoteur a effectivement enfreint le règlement municipal en ne demandant pas son certificat à temps, admet Marc Laforge. Mais le fait est que la Ville ne peut s'opposer à de l'aménagement sur ces terrains, s'il est conforme au zonage, explique-t-il. Le secteur déboisé est en zone industrielle.

Une poursuite en Cour supérieure, en vertu de la Loi sur l'aménagement du territoire, aurait donc fait chou blanc, résume le porte-parole de la Ville. La municipalité maintient toutefois ses procédures à la Cour municipale. Le fautif s'expose à une amende de 588$.
1000$ l'arbre
L'administration municipale envisageait de réclamer 1000$ pour chaque arbre abattu de plus de 2,5 cm de diamètre. «Le MDDEP [ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs] parlait de 7000 arbres. On pensait pouvoir en documenter une centaine», informe Marc Laforge.
La constitution de la preuve était déjà amorcée, par des inspecteurs de la Ville qui prenaient des photos sur le terrain.

Si la voie est libre du côté de la municipalité, le promoteur poursuit ses échanges avec le MDDEP. Par les mêmes travaux de déboisement, M. Hamelin a contrevenu à la Loi sur la qualité de l'environnement, en détruisant un marais et un marécage sans l'autorisation de Québec.

«Le ministère poursuit l'analyse du plan des correctifs», a indiqué Pierre Robert, directeur régional au MDDEP, le 24 novembre. Ce plan des correctifs a été déposé par le promoteur le 21 octobre, à la demande du gouvernement.

(Photo: Martin Alarie)

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