Gilles Vaillancourt se dit pleinement satisfait des mesures prises par le gouvernement Charest.
(Photo: Martin Alarie)
Enquête publique sur la construction
Vaillancourt ne s’y objecte pas, mais n’en voit toujours pas la nécessité
Le maire de Laval refuse de joindre sa voix à celle des maires de Montréal, de Québec et de Longueuil, Gérald Tremblay, Régis Labeaume et Caroline St-Hilaire, qui réclament une commission d’enquête publique sur les allégations de corruption et de collusion dans le monde de la construction.
«Je suis absolument satisfait des mesures prises par le gouvernement Charest», a déclaré Gilles Vaillancourt lors d’un bref entretien téléphonique, hier, en fin d’après-midi.
Il évoque, entre autres, l’Opération Marteau en laquelle il réitère sa foi. «Cette escouade spéciale semble donner des résultats», dit-il, soulignant la perquisition policière effectuée deux jours plus tôt à l’Hôtel de Ville de Boisbriand et dans les bureaux d’Infrabec, une entreprise de construction très active dans cette municipalité de la couronne nord.
De fait, l’émission Enquête de Radio-Canada révélait, plus tôt cet automne, que cette firme présidée par Lino Zambito avait touché 75% de la valeur totale des contrats octroyés par la ville de Boisbriand entre 2003 et 2008.
Le maire Vaillancourt voit également d’un bon œil la révision des lois et règlements qui régissent l'adjudication des contrats municipaux, prévue dans le projet de loi 76.
Précisant qu’il ne s’objectait pas à la tenue d’une enquête publique, il n’en voit toutefois pas l’utilité. À cet égard, il demeure convaincu que “le meilleur moyen de mettre fin à des pratiques douteuses passe par la poursuite des enquêtes policières”, comme il le déclarait le 22 octobre, à la suite de l’annonce du déclenchement de l’Opération Marteau.
Lorsqu’on lui signale que la Fédération des municipalités du Québec (FMQ), un regroupement de 7000 élus et de plus d’un millier de municipalités, exige la mise en œuvre rapide d’une commission d’enquête, Gilles Vaillancourt réplique qu’il s’agit de «petites villes» et que l’Union des municipalités du Québec (UMQ), à laquelle il appartient, ne revendique pas d'enquête publique.
(Photo: Martin Alarie)
Sébastien
Commentaire mis en ligne le 5 décembre 2009Évidemment qu'il est contre. N'est-ce pas assez évident pourquoi il est contre après toute les histoires à son sujet? C'est un cirque tout ce qui se passe de nos jours ici.