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40 ans d’écriture pour Marie-Soeurette Mathieu

Entre l’Haïti natal et le Québec d’adoption

Benoit LeBlanc par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 8 janvier 2010 à 18:00
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40 ans d’écriture pour Marie-Soeurette Mathieu
Dix livres en 40 ans pour Marie-Soeurette Mathieu. (Photo: Martin Alarie)
40 ans d’écriture pour Marie-Soeurette Mathieu
Entre l’Haïti natal et le Québec d’adoption
La parution du roman Un pas vers la matrice a consacré les 40 ans d’écriture de l’auteure Marie-Soeurette Mathieu.
La sociologue, écrivaine et enseignante y raconte le destin d’une jeune femme née en Haïti et adoptée par une famille québécoise. Âgée dans la trentaine, Chantale retourne en Haïti pour y rechercher sa mère biologique, en compagnie d’une amie qui y a vécu son enfance et son adolescence. Elle y découvrira surtout la culture de ses ancêtres, sous un autre climat. Une autre réalité sociale.

Ce dixième livre en carrière a suivi de peu un voyage de l’auteure à Port-au-Prince. Là où elle est née en 1949, avant de prendre le chemin des États-Unis en 1970, pour se diriger deux années plus tard au Québec. Marie-Soeurette Mathieu vit au Québec depuis 38 ans, dans Chomedey depuis 1990.
Roman d’actualité
«Pendant ce dernier séjour, en 1997, j’ai constaté l’évolution d’Haïti, avec l’importance qu’y a pris les nouvelles technologies comme ailleurs. Tout le monde a un cellulaire à l’oreille, mais tout de même, le manque d’électricité et d’eau demeure présent. Mon personnage constate tout cela, en cherchant des traces de sa famille», de raconter Marie-Soeurette Mathieu.
Dans Un pas vers la matrice, l’écriture est fidèle au style de l’auteure, empreinte de poésie et d’un rythme bien personnel. Elle y travaille une matière familière: l’absence, la misère, l’amour et le manque d’amour.
D’auteure publique à écrivaine tout court
Dès l’école, le talent littéraire de Marie-Soeurette Mathieu a fait parler autour d’elle. De cette époque, elle reconnaît l’influence des poètes haïtiens Carl Brouard et René Despestre, ainsi que celle des romanciers français Zola, Proust et Dumas.
«Jeune étudiante, j’écrivais des lettres pour les gens, de la correspondance à la famille aux mots d’amour», se souvient l’auteure de L’amour en exil, un récit très autobiographique, et de Double choc pour Mélanie, qui aborde le deuil chez les jeunes, un thème cher à Marie-Soeurette Mathieu.

D’ailleurs, c’est le décès de sa grand-mère qui a lancé l’auteure dans une carrière littéraire. Elle a exorcisé cette mort importante dans des poèmes lyriques, dont elle a publié une partie dans Lueurs, son premier recueil.

Marie-Soeurette Mathieu est aussi l’auteure de Pagaille dans la ville (roman, 1995), d’Ardémée (poésie, 1997) et de Retrouvailles (poésie, 2004). Elle est membre de la Société littéraire de Laval.
Le roman «Un pas vers la matrice» de Marie-Soeurette Mathieu est paru aux Éditions Grenier. Information : www.leseditionsgrenier.ca .

(Photo: Martin Alarie)

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