Le béton du métro lavallois a fait l’objet d’entretien, de carottage et de colmatage de façon continue depuis 2007, assure-t-on à l’AMT.
(Photo: archives)
Les fissures du métro, un problème «d’ordre esthétique», assure l’AMT
«C’est un phénomène normal qu’on connaît depuis le début», insiste Martine Rouette, porte-parole de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), au sujet des fissures dans les stations de métro de Laval, qui ont fait les manchettes le 11 janvier.
Les articles parus dans <@Ri>La Presse<@$P> du 11 janvier ont donné du fil à retordre à l’Agence, qui a dû subir un maelström médiatique toute la journée.
Jointe par téléphone en après-midi le 12 janvier, la porte-parole de l’AMT a qualifié le problème d’«esthétique».
Simple revêtement
Le groupe de fissures le plus important est localisé sur la voûte de la voie no 4, construite dans le cadre du prolongement de la ligne orange, à la station Henri-Bourassa. Or, cette voûte de béton n’est pas armée au même titre qu’une structure qui doit supporter des charges, par exemple, explique la porte-parole.
La couche de béton qui recouvre le tunnel de roc joue le rôle d’un simple revêtement derrière lequel est installé un système de drainage. Les 17 fissures mentionnées par le quotidien montréalais sont une réaction normale du matériau, apparues après le décoffrage du béton. Cette opération s’apparente au démoulage.
«Le tunnel ne va pas tomber sur la tête des gens», souligne Martine Rouette, qui ajoute que la sécurité des utilisateurs est la priorité de l’Agence. Aucun parallèle ne peut être fait entre ces fissures et celles apparues sur le viaduc de la Concorde, avant son affaissement, fait-elle valoir.
Pas d’urgence
La porte-parole a insisté sur les 14 rapports produits entre 2004 et 2007 par le groupe SGTM, qui a conçu et réalisé le prolongement du métro vers Laval. D’autres rapports ont été commandés depuis, notamment à une firme indépendante, précise-t-elle.
«Dans tous les cas, rien n’indiquait qu’il fallait colmater d’urgence», assure Mme Rouette.
Dans sa note technique de 2007, l’ingénieur Frédéric Légeron, conseiller technique principal de la firme Tecsult, recommande la réparation des fissures. L’expert n’exprime pas qu’il y a urgence d’agir, note Martine Rouette.
80 000$
Il reste que la décision d’agir, dans ce dossier, est reportée depuis deux ans en raison de négociations ardues entre l’AMT, propriétaire des infrastructures du métro de Laval, et la Société de transport de Montréal (STM). Il s’agit de transférer ces actifs à la STM.
La Société exige des garanties du gouvernement québécois afin de se prémunir contre des déboursés liés à des vices de construction. «Les négociations sont sur le point de se conclure», dit Martine Rouette.
Un fonds de 750 000$ est toutefois déjà à la disposition de la STM, pour ce type de dépenses, rappelle-t-elle. La somme nécessaire pour colmater les fissures du métro de Laval s’élève à 80 000$, soutient la porte-parole
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