Avec la création de Densité 21.5, Tim Brady réalise un vieux projet.
(Photo: Martin Alarie)
Tim Brady rend hommage au flûtiste Lawrence Beauregard
Une pièce à la mémoire de son ami
Le concert du 27 janvier de l’OSL sera aussi l’occasion d’assister à la création de la dernière oeuvre de Tim Brady, son Requiem 21.5.
Le compositeur a profité d’une invitation d’Alain Trudel pour ressusciter un projet qu’il caressait depuis 26 ans: écrire un requiem à la mémoire du flûtiste Lawrence Beauregard, décédé du cancer alors qu’il amorçait une carrière internationale.
«Lawrence avait 28 ans, il était à la veille d’une grande carrière internationale. C’était ma première confrontation avec la mort d’un ami, à un si jeune âge. J’avais déjà composé un premier Requiem 21.5 pour orchestre à cordes et flûte, dont je n’étais pas satisfait et que j’avais retiré de mon catalogue», raconte Tim Brady, avant de poursuivre :
«Quand Alain Trudel (chef de l’OSL) m’a commandé une oeuvre en lien avec le requiem de Mozart, j’en ai profité pour reprendre ce vieux projet. J’ai décidé de délaisser la flûte et ça m’a libéré.»
À la croisée de deux oeuvres majeures
Avant de mourir, Lawrence Beauregard avait eu le temps d’enregistrer le Densité 21.5 d’Edgar Varèse pour la mythique étiquette Sony.
«J’ai d’abord emprunté sept notes du Requiem en ré mineur de Mozart. Puis j’ai fait de même avec quatre notes du Densité 21.5 de Varèse, que j’ai inversé pour le plaisir de la chose, pour composer une pièce de 10 minutes, où je crois avoir réussi, notamment dans les trois dernières minutes, à rendre un mouvement à la fois tranquille et inquiet, dont je suis très fier», élabore Tim Brady.
Le musicien en est à sa deuxième année en tant que compositeur en résidence de l’Orchestre symphonique de Laval. En ce moment, il prépare notamment la trame d’un concert jeunesse avec des élèves d’écoles lavalloises, qui sera présenté les 22 et 23 février.
(Photo: Martin Alarie)