Jean-Pierre Gariépy, directeur du Service de protection des citoyens de Laval et Jacques Beaupré, inspecteur-chef et commandant du district de Montréal-Laval-Laurentides-Lanaudière de la SQ.
(Photo: Maya Alarie Photo
La Police de Laval et la SQ signent une entente
Nouveau Centre régional de détention de Laval
Deux ans après l’inauguration du quartier général de la police de Laval, son centre de détention prend officiellement la vocation régionale pour laquelle il a été réalisé, en offrant désormais les services de transport et de détention aux postes de la Sûreté du Québec (SQ) du district Montréal-Laval-Laurentides-Lanaudière.
Pour l’instant, l’entente signée le 22 janvier est valide pour les personnes arrêtées par la SQ dans le secteur des Laurentides.
Dans quelques semaines, l’entente sera élargie aux villes de Deux-Montagnes et Saint-Eustache. Le Service de protection des citoyens de Laval prévoit aussi, à moyen terme, signer avec la ville de Mascouche.
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L’entente actuelle permettra d’éponger annuellement 300 000 $ sur la facture des opérations du centre, qui s’élève à 1,5 M$ chaque année. Le centre de détention a nécessité un investissement initial de 4,5 M$.
«Les services de police coûtent très cher, dit Jean-Pierre Gariépy, directeur du Service de protection des citoyens de Laval. Quand on est capable de faire un partage des coûts, c’est avantageux. Il reste que c’est toujours le citoyen, qui doit fouiller dans sa poche.»
«C’est une situation gagnant-gagnant, ajoute Jacques Beaupré, inspecteur-chef et commandant du district de Montréal-Laval-Laurentides-Lanaudière de la SQ. La SQ avait déjà des coûts, pour détenir dans ses locaux. En étant tous ensemble, ça coûte moins cher aux citoyens et les gens qui font le transport et la détention sont spécialisés dans le domaine.»
«Comme un hôtel»
M. Gariépy a utilisé l’exemple d’un hôtel, pour expliquer comment les services seront tarifés. «Laval n’utilise pas à pleine capacité, 24 heures sur 24, les 28 cellules. Nous avons une tarification journalière, ajustée si le détenu dîne, couche ou passe une fin de semaine.»
Hormis les services de détention et de transport, les installations et les équipements du centre seront mis à profit. Déjà, un service de comparution à distance (visiocomparution) est offert les jours fériés et les week-ends. La pratique sera étendue au cours de l’année.
Des années
L’idée de la régionalisation de ces services ne date pas d’hier, souligne Jean-Pierre Gariépy. «Si la patience est une vertu, on serait tous papes aujourd’hui!» a-t-il lancé à la blague à l’occasion de la signature officielle de l’entente.
En 2005, les premières communications liées à un centre de détention à vocation régionale atterrissaient sur le bureau du ministre de la Sécurité publique. Il a fallu une modification à la Loi de police pour permettre le partage de services entre les corps policiers municipaux.
C’est ce qu’a permis, en juin 2008, le projet de loi 60, qui ouvrait la porte à la conclusion d’ententes, avec l’approbation du ministre de la Sécurité publique.
>À la fine pointe
Le nouveau Centre régional de détention offre notamment:
> 28 cellules, dont 3 capitonnées
> 10 salles d’interrogatoire
> 2 salles de rencontre
> 3 fourgons cellulaires pour le transport
> 1 salle de visioconférence
Source: Centre régional de détention de Laval
(Photo: Maya Alarie Photo