Sur la photo: Catherine Major (au piano), Viviane Audet, Élyse Robineault, Dominique Bouffard (en remplacement d’Ève Cournoyer) et Andréanne Alain (au clavier).
Comme une bulle élastique de musique
Toutes les filles débarquent en ville
Spontanéité, fébrilité, exubérance, sensibilité et humour féminin sont les termes pouvant brosser un portrait de la soirée que réservait le spectacle Toutes les filles, édition lavalloise, le 6 octobre dernier à la Maison des arts.
Programme survolé en quelques heures seulement avant d’entrer sur scène, avec une bonne dose d’improvisation dont la partie est assurée par cinq «joueuses» de la relève (sur la photo): Catherine Major (au piano), Viviane Audet, Élyse Robineault, Dominique Bouffard (en remplacement d’Ève Cournoyer) et Andréanne Alain (au clavier).
L'une des cinq, Viviane Audet, en était d’ailleurs à sa troisième rencontre avec «Toutes les filles»; elle se dit ravie de l’expérience. «Je crois qu’on est toutes pâmées du concept. C’est très spontané, sincère», avoue-t-elle d’emblée.
Tellement à la bonne franquette qu’Ève Cournoyer a été remplacée à pied levé par Dominique Bouffard. Même la formule Cabaret, soirée au cours de laquelle les spectateurs devaient se retrouver sur scène autour des artistes, a été annulée en raison d’un nombre de billets vendus plus important que prévu, reléguant le public dans la salle.
Amour sec
Curieusement, le programme, fignolé dans l’après-midi autour d’une bonne bouffe, a pris forme et des thèmes en sont ressortis naturellement.
La première partie était marquée par les relations amoureuses tendues et l’amour qui devient parfois «sec», tel que dépeint par Catherine Major. Mais juste avant l’entracte, Comme une pluie de soleil, composée et interprétée par Andréanne Alain, est tombée sur le public.
La deuxième partie se composait d’un pot-pourri mélangeant les voyages (Sahara, en primeur), les rencontres marquantes, la famille et la relation mère-fille (Le temps de se laisser). Une belle chimie s’est opérée entre les musiciennes. «C’était particulier. À partir du moment où l’on s’écoute, où l’on s’abandonne, ça devient comme une bulle élastique de musique», commente celle qui a sorti il y a quelques mois son premier opus Le long jeu. Chacune a su plonger dans l’univers musical de l’autre, en s’adaptant aux changements de dernière minute, sur scène.