Mario Dumont parle estime qu'un sentiment de honte existe à propos de l'effondrement du viaduc de la Concorde.
(Photo: Archives)
Mario Dumont parle d'un sentiment de révolte chez les Québécois
Effondrement du viaduc de la Concorde
Lors de la rentrée parlementaire, mercredi, Mario Dumont a témoigné de la révolte des Québécois face à l'effondrement du viaduc de la Concorde.
Après avoir adressé ses condoléances aux familles touchées et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés, le chef de l'ADQ a voulu «traduire le sentiment de honte et de révolte qui a habité le peuple du Québec».
«Ce sont les sentiments que j'entendais dans la population et ça doit nous interpeller quant à la gestion de nos affaires au Québec», a-t-il poursuivi.
Mario Dumont a profité de son temps de parole sur la motion proposée par la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de Laval, Michelle Courchesne pour passer ce message au gouvernement Charest.
Dans cette motion, l'Assemblée nationale transmet sa compassion aux victimes et offre ses sympathies aux familles et aux proches qui ont perdu un être cher. On y reconnaît également la solidarité des Lavallois et on remercie les autorités compétentes pour leur implication.
Du courage
Dans son discours, Mme Courchesne a témoigné du courage dont ont fait preuve les parents des cinq victimes. «J'ai parlé à des parents qui avaient cette force qui nous vient d'on ne sait où, mais qui est toujours présente au moment de ces drames», a-t-elle remarqué. Elle a souligné le travail des secouristes.
La ministre a également remercié les Lavallois pour leur collaboration. «Matin et soir, leurs habitudes de vie sont modifiées. Ils nous ont démontré que nous pouvions partager et comprendre, que nous avions à cœur le sort de l'ensemble de notre communauté», a-t-elle conclu.
Le député péquiste de Beauharnois, Serge Deslières, a fait valoir qu'une «telle tragédie ne devrait jamais arriver. Nous devons déployer toutes les mesures nécessaires pour éviter qu'un tel incident ne se reproduise.»
Après l'adoption à l'unanimité de la motion, les députés ont observé une minute de silence.