Joachim Alcine a savouré une 28e victoire en autant de combats dans les rangs professionnels. (Photo: Martin Alarie)
«J’ai eu peur de me faire couper par un coup de tête»
Joachim Alcine a joué la carte de la prudence
Le champion de la NABA des super-mi-moyens, Joachim Alcine, a signé une 28e victoire à la suite de la disqualification de son adversaire dominicain, Jose Rosas Gomez, le 28 octobre, au Casino du Lac Leamy à Gatineau. Le pugiliste lavallois est donc demeuré invaincu.
La prudence était de mise pour Ti-Joa. Ce dernier n’a pas caché qu’il a joué la carte de la prudence dans ce combat sans grande signification. «Ça ne me tentait pas trop de boxer. Ce n’était pas une bonne journée pour moi. Je ne me sentais pas très bien», a reconnu dans une entrevue téléphonique accordée au Courrier Laval, Joachim Alcine. «La concentration n’était pas la même qu’un combat de championnat où je donne tout mon cœur à l’entraînement. La motivation n’y était pas. J’aurais pu faire mieux», a-t-il ajouté.
L’arbitre Marlon Wright a décidé de disqualifier Gomez (54 victoires, 20 défaites, 5 nulles, 32 K.-O.) au dernier round après lui avoir servi de nombreux avertissements pour des coups en bas de la ceinture. Il a été disqualifié à 1:13 du 10e round.
«Gomez avait reçu quatre avertissements. Il méritait cette disqualification. L’officiel a bien réagi. Un boxeur peut se blesser gravement», a-t-il admis. «La seule façon pour lui d'espérer me battre, était de me donner des coups en bas de la ceinture et derrière la tête. Il n’arrêtait pas de m’accrocher. J’ai même reçu un coup de tête au dessus de mon œil gauche. Mon entraîneur (Howard Grant) m’avait averti d'être prudent», a-t-il ajouté.
Départ canon pour Gomez
Même s'il se dirigeait vers une victoire évidente, Alcine a eu droit à une vive opposition dès le début du duel. D’ailleurs, Gomez s'est imposé pour mitrailler le Lavallois qui s'est retrouvé dans les câbles au cours des 30 premières secondes de l'affrontement.
«Je savais qu’il allait amorcer le combat en force, qu’il allait se lancer pour m’assommer au premier round. Gomez a dû parler à Mamani, les deux habitent en Argentine, et il lui a sans doute dit de donner tout ce qu’il avait au premier round pour espérer me battre», a-t-il précisé.
Alcine (28 victoires et aucune défaite) n’a pas été menacé par la suite. Il a notamment sonné son rival avec un puissant uppercut de la droite au menton de Gomez au milieu du 8e assaut. Le pugiliste lavallois est revenu à la charge au round suivant. Toutefois, il n’a pas réussi à l’envoyer au tapis.
«Je suis content d’avoir fait dix rounds. C’est une excellente préparation pour mon combat de championnat du monde», a-t-il admis. «Il savait qu’il n’avait pas de chance, car je lui ai enlevé toutes ses énergies en le frappant durement au corps. Il cherchait le coup chanceux. Il montrait des signes de désespoir. Il sentait que le K.-O. s’en venait», a-t-il enchaîné.
En attente du combat ultime
Alcine attend maintenant avec impatience l'opportunité d'affronter le champion mondial WBA Jose Antonio Rivera (37 victoires, 4 défaites et 1 nulle). Une erreur de parcours aurait pu contrecarrer les plans du Groupe GYM. S’il avait subi la défaite, Joachim aurait possiblement perdu son combat de championnat face au champion mondial WBA Jose Antonio Rivera (37 victoires, 4 défaites et 1 nulle).
«J’étais un peu nerveux parce qu'à la boxe, il peut arriver n'importe quoi. J’ai eu peur de me faire couper par un coup de tête. Une coupure ça revient toujours. J'ai reçu quelques coups de tête. J’avais d’ailleurs de l’enflure au dessus de mon œil gauche», a confié l'aspirant numéro un de la WBA.
Don King veut Alcine
Le coloré promoteur de boxe américain, Don King, veut semble-t-il attirer dans ses rangs Joachim Alcine. «Don King veut me signer. Je laisse cela entre les mains du Groupe GYM (Yvon Michel et Dino Marchitello). Ils savent très bien ce qui sera bon pour moi. J’ai entièrement confiance en eux. Moi, je me concentre sur mon entraînement.»
Alcine pense qu’un combat pour une ceinture ne se matérialisera pas avant la fin de 2006. Il souhaite pouvoir se battre en janvier ou février 2007. Une entente avec le champion de la WBA Jose Antonio Rivera est compliquée à ratifier. «C’est toujours compliqué avec Don King», a-t-il conclu.