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L'univers libre et actuel de Thomas Hellman

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 8 novembre 2006 à 19:03
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L'univers libre et actuel de Thomas Hellman
Thomas Hellman: une langue française sur une musique de style folk américain. (Photo: Courtoisie)
L'univers libre et actuel de Thomas Hellman
Fort d'un Prix OFQJ-Rideau et de trois nominations au dernier gala de l'ADISQ, Thomas Hellman se cherche des colocs le temps d'un soir, alors qu'il installe son appartement à la Maison des Arts de Laval.
Celui qui a commencé sa carrière en tant que comédien ne cache pas ses influences: Tom Waits, Leonard Cohen, Richard Desjardins. Dès les premières notes, l'auditeur est frappé par l'ambiance de folk américain au service d'une langue française fort bien desservie. Car tous s'accordent pour vanter la qualité indéniable des textes. Peu étonnant, quand on sait que le principal intéressé a longtemps étudié la littérature à l'université.

«Mais c'est sur scène que les chansons prennent vraiment leur place. Mes musiciens et moi aimons les amener ailleurs, ce qui donne un show intense et explosif, avec quelques passages plus intimistes», confie Thomas Hellman, né au Québec, d'un père texan et d'une mère française.
Réinventer la chanson
Sur scène, la toute simple La journée est finie voit la batterie partir en solo et les autres musiciens se laisser tenter par l'improvisation de haut vol. Notons aussi que sans devenir méconnaissable, la sobre Jusqu'à la fin du monde a été réarrangée de belle façon.
Dans son spectacle, les gens auront ainsi droit à d'anciennes et de nouvelles pièces de l'auteur-compositeur-interprète, bien que le corpus sera principalement constitué des chansons de L'appartement. Ce dernier album a été lancé trois ans après son premier, Stories from Oscar’s old café.

Des efforts ont été investis dans un décor rappelant un appartement prêt pour l'invitation au voyage. «À la fin, un spectacle, ça reste une invitation aux gens à pénétrer dans ton univers de créateur», affirme celui qui a pris goût au métier un jour à New York, alors qu'un oncle, musicien folk, a sorti sa guitare pour lui chanter Bob Dylan et Woody Guthrie.
Globe-Trotter
Thomas Hellman garde de grands souvenirs de ses périples en Chine, où il a représenté le Canada au Festival des arts de la scène de Pékin, ainsi que plus récemment en Roumanie, où il a participé au sommet de la Francophonie de Bucarest.
«Au-delà des questions culturelles, la musique est universelle. Les gens sentent l'intention de la chanson, l'énergie du groupe, malgré les différences de langue. Maintenant, je sais que ce n'est qu'un début pour moi. Je suis là pour longtemps!», conclut le jeune artiste en c.

Le spectacle de Thomas Hellman prendra place le 24 novembre, 20h, au Théâtre des Muses de la Maison des Arts de Laval, 1395, boul. de la Concorde Ouest,. Information: 667-2040.(B.L.)

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