Le stationnement alternatif s’applique à longueur d'année dans les secteurs Chomedey, Saint-Martin, l’Abord-à-Plouffe et Souvenir-Labelle.
(Photo: Martin Alarie)
Le stationnement alternatif contesté
Des citoyens de la rue Clarendon s’en plaignent
La nouvelle politique du stationnement alternatif en application dans un secteur bien ciblé de l’île Jésus a retenu l’attention lors de la période de questions au dernier conseil municipal.
Actuellement en vigueur dans le quadrilatère délimité par la rivière des Prairies et les autoroutes 13, 440 et 15, cette signalisation vue et corrigée a été questionnée par deux citoyens de la rue Clarendon dont M. Frank Mazzola qui l’a sévèrement critiquée.
«C’est une taxe cachée», a-t-il vociféré, déplorant que le stationnement alternatif soit en force du lundi au vendredi de 8 h à 17 h, et ce, à longueur d'année. Un grief auquel le maire a vivement réagi, signifiant que le manque de civisme de certains citoyens, nommément de la rue Clarendon, lors des tempêtes de neige coûtait 50 fois plus cher aux contribuables que ce que les billets de stationnement peuvent rapporter dans les coffres de la ville. «C’est ça, la vraie taxe cachée qu’on tente d’éviter», a repris Gilles Vaillancourt, ajoutant que la nouvelle politique permettra justement d’améliorer la qualité d'entretien des rues, été comme hiver. «Le but n’est pas de vous embêter, mais de vous donner le meilleur service possible».
Examen de conscience
Par ailleurs, M. Vaillancourt ne s’est pas gêné pour interpeller directement les résidents de la rue Clarendon. «C’est une rue que j’emprunte au moins trois fois par semaine; je la connais très bien», enchaîne le maire tout en appelant ces résidents à un examen de conscience, après avoir indiqué que plusieurs propriétaires garaient leur voiture dans la rue depuis qu'ils ont transformé leur garage en logement. À cet égard, le porte-parole de la Ville, Jean-Claude Beaudry, signale que la réglementation municipale n’autorise pas les résidences multifamiliales sur une portion de cette rue, rendant illégale la construction de logements à louer.
À l'année!
Acceptant les contraintes hivernales, un autre résident de la rue Clarendon s’est avancé au micro pour émettre le souhait que la mesure du stationnement alternatif fasse toutefois relâche au printemps et à l’été. À l’hôtel de ville, on persiste et signe. Cette politique de stationnement alternatif s’applique à l’année pour les secteurs Chomedey, Saint-Martin, l’Abord-à-Plouffe et Souvenir-Labelle. Les Lavallois habitant les autres secteurs ne perdent rien pour attendre, car la mesure s'étendra d'une rive à l'autre l'an prochain.
«On vous enlève rien, on vous en donne plus», a martelé le maire durant les échanges.
Il devait sûrement faire allusion à un service amélioré des déneigeuses et des balais mécaniques, car les facilités de stationnement s'en trouvent nettement réduites.
Jadis, les citoyens du secteur ciblé pouvaient se stationner des deux côtés de la rue en tout temps, douze mois par année! Désormais, ils devront s’assurer que leur véhicule soit stationné du bon côté de la rue les jours de semaine et ce, à longueur d'année.
Par contre, cette contrainte ne tient pas en soirée, ni la nuit, ni les week-ends.
Enfin, il va de soi que les panneaux mobiles installés sur les bancs de neige ont préséance sur les panneaux permanents lors des opérations de soufflage de neige.