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Pour mettre un terme aux voleurs d'identité

Quelques conseils pratiques pour éviter de mauvaises surprises

Article mis en ligne le 5 janvier 2007 à 17:06
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Pour mettre un terme aux voleurs d'identité
Le bac de récupération représente souvent une mine d'or pour les fraudeurs. (Photo: Martin Alarie)
Pour mettre un terme aux voleurs d'identité
Quelques conseils pratiques pour éviter de mauvaises surprises
On entend régulièrement parler de clonage de cartes de crédit ou de débit et Laval n'échappe pas à cette réalité. De plus en plus, la surveillance est de mise lorsqu'il est question de protection de renseignements personnels.
Selon la commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart, «les Canadiens tiennent à leur vie privée et le début de la nouvelle année est un moment propice pour protéger ce droit essentiel.»

D'après la police de Laval, 600 fraudes sont commises en moyenne chaque année sur le territoire de la ville. La majorité de ces fraudes s'avère être du clonage de cartes de crédit ou de débit. «Par contre, ce phénomène n'est pas toujours rapporté par les citoyens puisque c'est souvent l'institution financière ou la compagnie de la carte de crédit qui communique avec la police après avoir fait leur propre enquête», explique Nathalie Laurin des affaires publiques à la police de Laval. «Quand le citoyen rapporte une fraude concernant du vol d'identité, la police conseille d'appeler deux compagnies (Trans Union ou Equifax) qui se chargent d'annuler toutes les cartes dans un temps rapide. Dès l'appel placé, le citoyen n'est plus responsable des autres fraudes qui pourrait lui arriver», affirme la policière.
Prudence et vigilance
Il existe quelques trucs faciles à appliquer mais qui permettent en tout temps d'assurer la protection des renseignements personnels.
Dans un premier temps, il est primordial de ne pas révéler à un caissier l'adresse ainsi que le numéro de téléphone avant de savoir pourquoi ces renseignements sont demandés et comment ils seront utilisés. Ne jamais oublier qu'il est toujours possible de dire non.

Également, prendre l'habitude de vérifier les reçus s'avère une excellente résolution. Certains détaillants utilisent encore de l'équipement qui imprime les reçus en indiquant le numéro complet de la carte de crédit. Ce numéro risque ainsi d'entrer en possession de personnes peu scrupuleuses qui s'en serviront frauduleusement.

Par ailleurs, des renseignements personnels se retrouvent fréquemment dans le bac de récupération, une mine d'or pour les voleurs d'identité. Le commissariat à la protection de la vie privée du Canada invite alors la population à se doter d'une déchiqueteuse qui détruira tous les documents personnels.
Téléphone et Internet
La règle numéro un au téléphone et sur le Web est de toujours faire preuve de scepticisme. Lorsque quelqu'un affirme avoir accès à des renseignements personnels, la première étape est d'appeler immédiatement la banque pour savoir si c'est véridique.
Les pourriels représentent également une atteinte au droit à la vie privée puisqu'ils utilisent de manière inappropriée de l'information personnelle, comme l'adresse courriel. Il faut donc prévenir en se dotant d'un bon filtre antipourriel. Les achats en ligne ne devraient toujours se faire que dans des sites protégés, c'est-à-dire des pages où apparaît un petit symbole en forme de serrure dans le coin inférieur droit de la fenêtre. Le numéro d'assurance sociale (NAS) demeure également l'un des renseignements les plus personnels. Un voleur d'identité peut s'en servir pour demander une carte de crédit ou pour ouvrir un nouveau compte bancaire. Les compagnies ne peuvent exiger que le NAS soit dévoilé à moins que ce ne soit pour des fins spécifiques et légitimes, comme les déclarations de revenus.

Pour plus de renseignements, communiquer au commissariat à la protection de la vie privée du Canada au (613) 943-0025.

(Photo: Martin Alarie)

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