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Le décrochage scolaire, ça regarde tout le monde!

par Diane Hameury
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Article mis en ligne le 8 janvier 2007 à 15:19
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Le décrochage scolaire, ça regarde tout le monde!
Fasal Kanoute, professeure à l'Université de Montréal, était la conférencière invitée à la soirée sur le décrochage scolaire. (Photo: Martin Alarie)
Le décrochage scolaire, ça regarde tout le monde!
Le Comité aviseur «St-François en action» avait organisé une soirée sur le décrochage scolaire, le 5 décembre, au sous-sol de l'église St-Noël Chabanel.
Si l'activité était intéressante en contenu, l'assistance était plutôt décevante avec à peine trente personnes. Les organisateurs avaient pourtant distribué 2000 dépliants dans le quartier. «C'est aussi une forme de décrochage», a fait remarquer un des animateurs au sujet du faible taux de participation.

La soirée a débuté par une conférence offerte par Fasal Kanoute, professeure à l'Université de Montréal. «Aucune famille n'est à l'abri du décrochage scolaire, a-t-elle dit. Ceux qui décrochent ne sont pas seulement les élèves qui éprouvent des difficultés.»

Mme Kanoute a mentionné l'importance de développer un projet scolaire et de travailler à atteindre ses objectifs. La mobilisation de la famille, de l'école et de la communauté autour de l'enfant peut aussi faire une différence entre l'abandon et la poursuite des études.

«La famille est un élément vital dans le projet scolaire. Elle doit accompagner et promouvoir les rêves de l'enfant, avoir de l'intérêt pour le projet scolaire et tenir un discours de réussite à la maison. S'il y a un manque d'encadrement, cela peut représenter un danger», souligne Mme Kanoute, qui a parlé de son expérience personnelle d'immigrante sénégalaise et de l'éducation de ses deux jeunes fils à son arrivée au Canada, il y a 15 ans.
Table ronde
Une table ronde a suivi la conférence de Fasal Kanoute. Yves-Michel Volcy et Florent Lavoie, respectivement directeur et directeur-adjoint au premier cycle à l'école secondaire Leblanc, Alain Saint-Victor, du centre communautaire le Coumbite de Laval et Patrick Pierard, de l'école secondaire l'Impuslion, étaient les panélistes invités pour un débat sur les pistes de solutions. La présentation de cette table a été confiée à Isabelle Michaud, animatrice de vie spirituelle et d'engagement communautaire dans les écoles du quartier.
Les représentants de l'école Leblanc ont notamment abordé le vent de changement qui souffle sur leur institution. Depuis nombre d'années, l'école de la montée Masson traîne une mauvaise réputation. Un programme d'enrichissement pour les matières de base proposé aux élèves fraîchement sortis du primaire et une meilleure discipline, entre autres, ont été instaurés dans cette institution lavalloise.

L'importance de valoriser les bons coups, l'ouverture de l'école envers les parents et l'intérêt de ceux-ci à suivre le parcours scolaire de leurs enfants sont quelques-unes des pistes avancées pour contrer le décrochage scolaire.

Mentionnons que cette soirée s'inscrivait dans le plan d'action de la recherche «Mythes et réalités», amorcée il y a deux ans dans le quartier St-François.

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