Marjo: émouvante et électrisante.
(Photo: Martin Alarie)
Marjo et son incendie turquoise
Marjo a la réputation qu'elle mérite. Une rockeuse authentique, émouvante quand elle se laisse dériver sur les douces mélodies de ses ballades, électrisante quand elle saute littéralement à pieds joints dans l'entrelacement des guitares de son répertoire qui déménage. À 53 ans comme à 33…
À 33 ans, elle lançait Celle qui va, qui a démarré sa carrière solo dans les années 80. Le 13 décembre, elle revenait à Laval, après son passage au printemps dernier, présenter son spectacle «Turquoise», un tour d'horizon de sa carrière, de Corbeau à la Marjo fluide, presque aquatique, de son dernier album.
C'est d'ailleurs sur fond bleu de mer que la chanteuse nous a servi, le plus souvent assise, mais toujours intense, la première partie de son spectacle, où les ballades de Turquoise et d'autres plus anciennes avaient la part du lion.
La lionne ne s'est réveillée qu'à la toute fin du premier chapitre, avec Fais pas l'fou. De quoi garder en haleine les spectateurs jusqu'à la réapparition d'une Marjo dans un état second, sautillante et frénétique, qui a enflammé la scène pendant une bonne vingtaine de minutes, avant de rafraîchir ses ardeurs en se versant une bouteille d'eau sur la tête!
Pour mieux patienter avant la prochaine fois, un antidote possible: les albums de Janis Joplin, qu'on peut difficilement écouter sans penser aux Marjo de ce monde. Ou des billets pour un autre vibrant et authentique joyau de la scène québécoise, en visite à la Salle André-Mathieu, le 28 janvier: Diane Dufresne… grande adepte de Joplin!
Elle revenait à Laval présenter son spectacle «Turquoise», un tour d'horizon de sa carrière
(Photo: Martin Alarie)