Le chef de l'ADQ a visité le local électoral de son parti à Laval, mercredi après-midi. (Photo: Martin Alarie)
Plus de responsabilités pour les villes et les directeurs d'école
Abolition des commissions scolaires
En proposant de transférer la gestion des bâtiments scolaires aux villes, le chef de l'ADQ ne craint pas les effets de l'accroissement de pouvoir que cela représente pour les municipalités.
C'est ce qu'il a affirmé à la presse régionale au moment où il visitait le local électoral des cinq candidats de Laval, mercredi après-midi. «La pédagogie resterait sous la responsabilité du ministère de l'Éducation», a-t-il déclaré.
Lorsqu'on lui fait remarquer qu'à Laval la concentration du pouvoir est déjà grande puisque le maire Gilles Vaillancourt n'a pas d'opposition, qu'il est le préfet de la MRC et le président du Conseil régional des élus, Mario Dumont ne s'en inquiète pas. Il souligne que le maire de Laval est celui qui l'a le plus sensibilisé à la nécessité d'entretenir les établissements scolaires et les cours d'école.
Selon lui, l'abolition des commissions scolaires et l'augmentation de pouvoir que cela signifie pour les directeurs d'école enthousiasme ces derniers. «La plus belle responsabilité pour eux est de pouvoir faire de son école comme il la voit», dit-il en rappelant qu'il n'y a pas de bureaucratie intermédiaire dans le cas des écoles privées et des CPE.
«En enlevant un palier de bureaucratie, on va remettre l'argent là où il est nécessaire, dans les ressources humaines et près des élèves», dit-il.
Mario Dumont estime que le faible taux de participation des citoyens aux élections scolaires témoigne du jugement que la population porte à cette organisation.
Campagne
En plus de vanter les qualités de ses candidats lavallois, M. Dumont a rappelé quelques-uns des engagements que son parti a déjà fait connaître notamment en ce qui concerne les familles. Plus tôt mercredi, il a annoncé que son gouvernement créerait le Protecteur de la jeunesse qui relèverait de l'Assemblée nationale comme c'est présentement le cas du Protecteur du citoyen et du Vérificateur général.
«Nous avons reçu l'appui de l'Association des grands-parents du Québec et de la juge Andrée Ruffo», a-t-il lancé lors de son passage sur le boulevard des Laurentides.
Alors que le chef du Parti libéral l'accuse de ne pas chiffrer ses engagements, Mario Dumont répond que c'est faux. «Tout est chiffré. Nous allons présenter nos 20 grands engagements avant de produire notre cadre financier», dit celui qui se félicite de mener une campagne où ses engagements placent les autres partis en mode réactif.