Des étoiles plein la tête, plein le rêve
André Laliberté et son Théâtre de l'Oeil ne se doutaient guère il y a dix ans qu'ils allaient créer l'une des œuvres les plus phénoménales du répertoire jeunesse mondial, avec Le Porteur.
Au départ, le cofondateur et directeur artistique du Théâtre de l'Oeil voulait que sa troupe mérite son nom: donner à voir plutôt qu'à entendre. Ils seront cinq à se creuser la fibre créatrice autour la table: un directeur, deux marionnettistes et deux scénographes. Le travail prendra quatre ans.
«Arriver à intéresser les enfants et toucher les adultes était l'autre défi. L'idée d'étoiles qui tombaient s'est imposé, puis nous avons expérimenté diverses démarches», raconte André Laliberté.
Depuis, la pièce et sa magie ont rejoint les publics de Mont-Laurier, Vancouver, New York, Toulouse, Tokyo, Magdebourg et Séoul, pour n'en nommer que quelques-uns. «Sans le savoir, sans le vouloir, on a touché l'universel et l'intemporel», souligne André Laliberté.
Récolte d'étoiles
Dans Le Porteur, le spectateur se trouve en plein rêve. Pretzel est un personnage mi-humain, mi-animal, qui se promène un panier sur le dos. Par mégarde, une étoile tombe du ciel. Pretzel déploiera efforts et stratagèmes pour la raccrocher aux côtés de ses semblables. Il se retrouvera dans un dortoir inondé sur la lune, tombera dans les profondeurs aquatiques, tout en croisant des êtres étranges.
«Nous utilisons des médiums mixtes, avec des marionnettes à tige, à plat ou à fil», précise celui qui verra la 23e création du Théâtre de l'œil prendre forme en 2007. Une pièce d'un auteur et metteur en scène argentin, intitulée Ah, la vache.
La belle aventure de Pretzel et son panier est de retour à la Maison des Arts de Laval le 4 mars, à 15h, et les 5, 6, 8, 9 mars, à 13h30. Information: 450 667-2040.
(Photo: Courtoisie)
«Sans le savoir, sans le vouloir, on a touché l'universel et l'intemporel»
– André Laliberté, directeur artistique