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L’industrie agroalimentaire prend le virage de l’innovation

Dix entreprises bénéficieront de 700 heures en coaching et formation

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 3 mars 2007 à 15:00
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L’industrie agroalimentaire prend le virage de l’innovation
Nancy Guay, directrice de la division Agropôle de Laval Technopole. (Photo: Martin Alarie)
L’industrie agroalimentaire prend le virage de l’innovation
Dix entreprises bénéficieront de 700 heures en coaching et formation
Après deux ans de gestation, la Table de concertation agroalimentaire de Laval a finalement accouché d’un programme de soutien à l’innovation.
Issu du plan d’action concocté en 2005 visant à stimuler la recherche et le développement, le projet «L’innovation, une recette gagnante» profite aujourd’hui à dix entreprises oeuvrant dans le domaine de la transformation alimentaire.
Ressources spécialisées
Déjà investies dans un processus d’amélioration de leurs pratiques d’affaires, ces entreprises sont désormais accompagnées dans la réalisation de leur projet.
À l’expertise de la firme Angers De Gagné et associé s’ajoute l’accès à un important réseau de ressources technologiques et scientifiques. «Sachant que de nombreuses ressources sont méconnues et que les projets d’innovation mal structurés se soldent souvent par un échec, nous avons voulu intéresser nos entreprises à une démarche structurante, par une approche de coaching en entreprise», signale Nancy Guay, directrice de la division Agropôle de Laval Technopole.

Le projet qui prévoit 700 heures de formation permettra aux entreprises bénéficiaires d’établir de précieux contacts avec les centres de recherche, les universités et autres ressources spécialisées en fonction de la nature de leurs besoins, ajoute la directrice qui préconise le courtage en innovation. «Le premier objectif du projet était de fournir une recette à suivre pour assurer le succès de toute démarche innovante, mais aussi de développer chez les gestionnaires le réflexe de consulter des experts».
Soutien précieux
Pour le directeur de Laval Technopole, Robert Dubé, cette initiative est heureuse et fort pertinente, considérant que les risques liés à l’investissement sont un frein majeur à tout projet d’innovation dont la productivité et la compétitivité des entreprises sont tributaires.
Même son de cloche du côté de la directrice régionale du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE). «Cela leur permettra de se structurer davantage et d’innover dans tous les aspects de leur organisation afin de créer de la valeur et de l’emploi», a précisé Diane Bélanger.

Il est en effet prouvé que les entreprises innovatrices croissent de 6 à 9 fois plus rapidement que les autres.
À la portée de tous
Si vous croyez qu’il faille investir une montagne de fric dans la R&D ou dénicher l’invention du siècle pour devenir une entreprise innovante et prospère, détrompez-vous tout de suite.
Car, voyez-vous, l’innovation est aujourd’hui à la portée de tous. Suffit simplement d’intégrer à sa gestion, à sa politique de mise en marché de même qu’à ses moyens de production les nouvelles pratiques d’affaires et technologiques dûment éprouvées que le benchmarking offre sur un plateau d’argent.

L’innovation apparaît également sous plusieurs autres formes comme le développement de nouveaux produits, l’adaptation des produits et services existants aux besoins changeants du marché et la formation continue du personnel. Encore faut-il être sensibilisé à l’urgence de continuellement s’adapter si on veut accroître ses parts de marché, voire même assurer la pérennité de son organisation.

À cet égard, le directeur régional du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Marcel Tremblay, a tenu à rappeler que le projet de soutien à l’innovation avait fait consensus lors de la planification stratégique d’il y a deux ans et que cette mesure permettra aux entreprises participantes de mieux se positionner dans la région du grand Montréal.

Enfin, le directeur d’Emploi Québec Laval, Michel Cournoyer, a confirmé une contribution de 10 500 $ dans la foulée d’optimisation des processus de transformation alimentaire visée par le projet. «Avec ses 15 000 emplois, l’industrie agroalimentaire est un secteur moteur pour la région», a-t-il signifié.

(Photo: Martin Alarie)

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