Alain Zouvi est le nouvel Argan, le malade imaginaire de Molière.
(Photo: Courtoisie)
Dans la langue de Molière
Carl Béchard a pris un pari risqué qu'il a gagné depuis, quand il a décidé de mettre en scène Le malade imaginaire, en respectant à la lettre et à la note de musique près la dernière œuvre originale de Molière. Une pièce qui sera présenté le 13 mars, à la Salle André-Mathieu.
On sait que le grand dramaturge de Louis XIV est décédé sur scène en interprétant le rôle d'Argan, après seulement quatre représentations. Aujourd'hui, Alain Zouvi ajoute son nom aux innombrables grands comédiens qui ont incarné le plus célèbre des hypocondriaques du théâtre mondial.
«Je suis allé vers le côté humain plutôt que le mythe du personnage. J'ai mis l'accent sur la quête d'amour d'Argan. C'est un homme qui vit un grand deuil d'amour, la perte de sa première femme, à grands coups de médecins et médicaments n'arrivant jamais à le soulager», raconte Alain Zouvi, bien connu pour son rôle du docteur Constantin dans la série télévisée 4 1/2.
Pèlerinage
Ironiquement, Carl Béchard et Alain Zouvi ont souvent joué des ennemis mortels! Or, en travaillant Le malade imaginaire, ils se sont retrouvés sur la même longueur d'ondes. Les deux ont fait un pèlerinage à Paris, Zouvi avec son fils, Béchard avec sa fille, pour se recueillir sur la tombe de Molière. Quand ils se sont retrouvés dans un restaurant, les deux étaient habités par la même image: un gros bébé dans une chaise haute.
L'esprit de troupe transparaît du choix de monter l'œuvre dans son intégralité. La distribution change de costumes pour chanter et danser, tel que le voulait la tradition du théâtre classique, au 17e siècle.
«Molière était un auteur mais aussi un acteur. On sent l'époque dans les mots, dans l'importance donnée au texte, au jeu des acteurs et à la musique», de conclure celui qui s'est servi de ses 26 ans de métier pour bien doser ses effets, dans ce tour de force qu'est le rôle d'Argan.
La distribution comprend 14 comédiens, dont Pascale Montpetit, Pierre Chagnon, Monique Spaziani et Patrice Coquereau. Cette pièce, où un père tente de marier sa fille à un médecin pour toujours en avoir un sous la main, est présentée le 13 mars, 20h, à la Salle André-Mathieu. Informations: 450 667-2040. (B.L.)
(Photo: Courtoisie)