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Verte réprimande

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 19 mars 2007 à 10:39
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Verte réprimande
Guy Garand, directeur du CRE Laval. (Photo: Jacques Pharand)
Verte réprimande
Avec sa fougue habituelle, le directeur du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, Guy Garand, commente le bilan libéral et les engagements formulés par l'ensemble des partis depuis le début de la campagne. Comme Greenpeace, les promesses vertes ne font pas le poids chez les grands partis, estime-t-il.
«Quand M. Auclair [député de Vimont] dit qu'il veut protéger le bois de l'Équerre… Ça fait quatre ans qu'il est là et qu'est-ce qu'il a fait? Un chèque de 500$! C'est pas avec ça qu'on va protéger le bois!»
Déjà protégé
Quand les libéraux évoquent l'idée de protéger et de mettre en valeur l'archipel du Mitan, M. Garand fustige. L'archipel «n'appartient même pas au gouvernement du Québec, mais au CRE Laval, tant qu'il ne sera pas cédé à Ville de Laval.» Développer et protéger ces îles n'a pas de sens, dit le directeur du CRE, puisqu'elles bénéficient déjà du statut de réserve naturelle accordé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, depuis janvier.
«Dans aucune des plateformes, je n'ai vu quelque chose au sujet de la politique de protection des milieux humides», déplore par ailleurs M. Garand. Idem au sujet des mesures à prendre pour stopper «le développement anarchique à Laval». Des coupes à blanc comme celle qui a lieu actuellement sur le boulevard Saint-Saëns, à Saint-François, ne devraient pas avoir lieu, souligne-t-il.
Contradiction
En matière de transport, Guy Garand pointe du doigt une contradiction dans le discours libéral. «M. Clermont [député de Mille-Îles] parle d'augmenter l'achalandage dans les transports en commun, mais affirme l'inverse en se disant pour la construction du pont de la 25. C'est la pire infrastructure du siècle pour l'environnement!»
Si le CRE joint sa voix aux candidats du Parti québécois qui ont souligné l'importance d'un train de banlieue dans l'est de Laval, il donne une mauvaise note aux trois partis principaux pour leur plateforme environnementale. Particulièrement à l'ADQ, qui n'a pas répondu au questionnaire de Greenpeace ― dont les résultats ont été rendus publics cette semaine. La feuille de route adéquiste en environnement? «C'est le néant», évalue M. Garand.

«Aucun des grands partis n'a parlé du financement des groupes environnementaux», décoche-t-il au passage. Il réserve sa dernière flèche pour la ministre responsable de Laval, Michelle Courchesne. «Comment se fait-il qu'en quatre ans, elle n'a jamais daigné rencontrer un organisme lavallois [le CRE Laval] reconnu par le gouvernement, malgré plusieurs invitations?»

(Photo: Jacques Pharand)

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