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Enfouissement de déchets: les écologistes veulent des réponses

par Hugo Morissette
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Article mis en ligne le 26 mars 2007 à 14:00
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Enfouissement de déchets: les écologistes veulent des réponses
Guy Garand. (Photo: Martin Alarie)
Enfouissement de déchets: les écologistes veulent des réponses
Questionnée sur ce qui advient du transport et de l'enfouissement d'ordures prévus à partir du 1er avril prochain jusqu'en 2012, la Ville de Laval préfère demeurer silencieuse pour le moment, ce qui n'est pas sans contrarier certains groupes écologistes, qui exigent des réponses immédiates.
Le 7 décembre dernier, Laval avait lancé un appel d'offres invitant les soumissionnaires à déposer des propositions pour le transport et l'enfouissement de déchets pour la période du 1er avril 2007 au 31 mars 2012, avec une option pour cinq années supplémentaires.

«Le dossier est toujours à l'étude, expliquait jeudi Jean-Claude Beaudry, porte-parole de la Ville. Nous sommes encore à évaluer les propositions des compagnies et à vérifier leur conformité, alors l'information n'est pas encore publique.»
Exportation
L'appel d'offres du 7 décembre avait été fortement dénoncé par certains groupes écologistes, dont le Conseil Régional de l'Environnement (CRE) de Laval ainsi que le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED).
«Laval envoie le message qu'au cours des dix prochaines années, la municipalité va continuer d'exporter ses déchets dans les autres régions, contrairement au principe de régionalisation contenu à la fois dans la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et dans le Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles de la Communauté métropolitaine de Montréal», affirmait Robert Ménard, directeur général du FCQGED.

Le 5 février dernier, les directeurs généraux des deux organismes environnementalistes en question sont allés faire valoir leurs points de vue au conseil municipal, mais les réponses qu'on leur a fournies leur ont semblé nettement insuffisantes.

«Nous n'avons jamais de réponse concrète car la Ville joue à la cachette dans ce dossier, lance Guy Garand, directeur général du CRE Laval. Quand nous faisons connaître nos opinions, nous dérangeons beaucoup, mais ça s'arrête là. On ne nous écoute pas vraiment.»

M. Garand souhaite notamment que le tonnage inclus dans les cahiers des charges tienne compte de l'atteinte des objectifs de récupération et de compostage de la politique provinciale de gestion des matières résiduelles.

(Photo: Martin Alarie)

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