Marc Demers et sa conjointe, Jeanne-d’Arc Bélisle, écoutent le discours d’André Boisclair.
(Photo : Marie-Claude Simard)
Défaite dans la sérénité des péquistes de Laval-des-Rapides
À l’arrivé de l’équipe du Courrier Laval au quartier général du PQ, à onze heures, sur le boulevard Saint-Martin, les résultats sont déjà connus: Marc Demers ne coiffera pas son rival, le libéral Alain Paquet, au fil d’arrivée. Il a toutefois le mérite d’arriver bon deuxième, fait-on remarquer parmi ses bénévoles.
Devant l’écran de télé qui vient de diffuser le discours d’André Boisclair, M. Demers prend le temps de faire l’accolade à ses coéquipiers qui quittent. La soirée est finie. Mais la bataille continue, souligne le candidat péquiste défait.
«Quand tu te bas pour des convictions aussi profondes que celles du PQ, tu ne lâches pas.» Il évoque la détermination de René Lévesque. «Il n’arrêtait pas après la défaite. Nous allons nous inspirer de lui.»
Fier de la campagne de son chef, André Boisclair, «une campagne d’idées», M. Demers est aussi fier de sa propre campagne. «On a fait une très bonne campagne, les chiffres le démontrent aussi. Mais il y a eu la vague de l’ADQ qu’on n’a pas pu surmonter, et on s’attaquait à un député en place.»
«Malgré tout, on a eu plus de mille voix de différence. Je crois qu’on peut être fiers. Il reste une chose: le parti qui accuse la plus grande défaite ce soir, ce sont les libéraux», conclut Marc Demers.