Comme à l'époque de Molière
C'est à la version intégrale de la pièce Le malade imaginaire que nous conviaient les comédiens du Théâtre du Nouveau Monde, le 13 mars dernier, à la Salle André-Mathieu.
Cette décision du metteur en scène Carl Béchard donne lieu à quelques longueurs. En fait, jusqu'à l'entracte, qui arrive vers 21h40, on a l'impression que la pièce porte sur un mariage forcé plutôt que sur un bourgeois hypocondriaque. C'est que la pièce débute sur un prologue et est entrecoupée de ballets. Cela n'a pas seulement l'effet d'étirer la soirée, on nous transporte à l'époque de Molière. On se dit qu'on assiste à la même pièce que le public qui l'a vue à sa création.
Il faut souligner le talent d'Alain Zouvi. Dès le début de la pièce, on constate qu'il faut du métier pour rendre audible et compréhensible un texte aussi loin de notre façon quotidienne de s'exprimer. Le comédien y arrive et cette langue recherchée sonne vraie dans sa bouche. Notons également les performances de Pascale Montpetit, Pierre Chagnon et Monique Spaziani. (G.F.)
PHOTO DIGITALE malade