Hippodrome et salon de jeu: on s'inquiète des impacts environnementaux
L'Association pour la protection du boisé Sainte-Dorothée s'interroge sur les impacts environnementaux que pourraient avoir l'implantation d'un hippodrome et d'un salon de jeu sur ce poumon vert de l'ouest de Laval.
Le regroupement est inquiet suite à l'article paru dans l'édition du 11 mars et dans lequel le conseiller Pierre Cléroux se disait d'accord avec ce projet, si certaines conditions étaient respectées. Rappelons que l'un des sites visés est situé dans le quadrant nord-ouest des boulevards Saint-Martin et Montée Champagne, ce qui représente près de quatre millions de pieds carrés en zone agricole.
«Nous aimerions beaucoup nous asseoir à la même table afin d'ouvrir le dialogue, souligne Chantal Labelle, présidente de l'association. Nous ne sommes pas contre la venue d'un hippodrome à Laval, mais pas dans le périmètre de la forêt. L'idée n'est pas de donner une ligne de conduite, mais plutôt de faire prendre conscience des impacts que le projet pourrait avoir sur ce territoire d'une grande valeur écologique.»
Mme Labelle explique également que la construction de l'hippodrome viendrait amputer une des deux prucheraies situées dans la forêt, où l'on retrouve une essence d'arbre assez particulière. «On ne toucherait peut-être pas aux milieux humides ou aux ruisseaux, mais qui sait ce qui pourrait arriver si on construit tout près ? Verrait-on le drainage de ces marais ?», s'interroge Mme Labelle.
Un riche boisé
L'Association pour la protection du boisé Sainte-Dorothée existe depuis 2003 et son objectif est «de mettre en place un projet rassembleur visant la conservation et la mise en valeur de la forêt Ste-Dorothée.»
Dans un communiqué envoyé au journal, on peut y lire que «ce territoire agro-forestier d'une grande diversité est composé de forêts matures, de nombreux ruisseaux, de marais et de marécages forestiers. La forêt abrite également une faune et une flore diversifiée; on y a recensé plus de 135 espèces d’oiseaux et sa superficie est suffisante pour assurer la survie d’animaux de grande taille comme le castor, le chevreuil et le coyote. La forêt sert également de refuge à 18 espèces dont la situation est jugée préoccupante au Québec (espèces à statut précaire).»
«Ça fait longtemps qu'on suit le dossier et avec ce que nous avons lu récemment, nous ne pouvons pas rester sans voix», de conclure Mme Labelle.