Daniel Lemire incarnant un touriste québécois assistant bien malgré lui à une adresse de Fidel Castro à la nation: six heures et quinze minutes plus tard, il espère seulement qu’une période de questions ne suivra pas... (Photo: Martin Alarie)
Vivement l’écriture d’un 9e One-man-show!
En fin de tournée, Daniel Lemire présentait le mois dernier à la Salle André-Mathieu une supplémentaire de son 8e one-man-show en près de 25 ans de carrière.
Fidèle à son habitude, il ouvre son spectacle avec une mordante revue humoristique, tournant en dérision les événements marquants de la dernière année en écorchant au passage José Théodore, Guy Cloutier, Jacques Villeneuve et Myriam Bédard. Évidemment que la classe politique n'est pas épargnée avec une pensée spéciale tout aussi décapante pour les Stéphane Dion, Pierre-Eliot et Justin Trudeau, André Boisclair, Louis Bernard et la mairesse Boucher.
Parmi les sketches et la dizaine de personnages que nous livre Lemire, son chanteur de charme engagé pour animer des funérailles est de loin le plus délirant de la soirée. Un vieux numéro qui valait d’être repris intégralement contrairement à celui d’Oncle Georges qui, de toute évidence, est devenu son talon d’Achille. Par ailleurs, la personnification qu’il fait de Jean Chrétien plaidant à la commission Gomery et réglant ses comptes avec Paul Martin est hilarante tout comme la saynète où un touriste québécois assiste bien malgré lui à un discours-fleuve de Fidel Castro à la nation.
Bref, une prestation d’humour digne de la réputation de Lemire qui passe évidemment beaucoup trop vite. Vivement l’écriture d’un 9e spectacle et un retour sur scène pour ce monstre sacré du stand-up comic québécois. <@S2>(S.ST-A.)<@p>