Le parfait inconnu
Afin d’enquêter sur le magnat de la publicité, Harrison Hill, qu’elle soupçonne de meurtre, une journaliste se fait embaucher au sein de sa société afin de passer ses journées auprès de lui. Une enquête qu’elle poursuit en clavardant avec Hill sous une seconde identité le soir venu.
La rumeur veut que le réalisateur James Foley (Glengarry Glen Ross) ait tourné trois fins distinctes dans le but de préserver le mystère entourant le récit de son film; chacune avec un coupable différent. Malheureusement, cette finale est le seul passage du film qui soit un tant soit peu digne d’intérêt. Tout le reste, la mise en scène y comprise, relève d’un travail effectué à la va-vite. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir combien de scènes ont été bouclées à la première prise, faute de temps. Ce pied sur l’accélérateur s'en ressent, même dans l’écriture du scénario. En effet, jamais une enquête n’aura été aussi facile. Quand une employée de longue date devient la meilleure amie d’une stagiaire et lui déballe à peu près tout ce qu’il y a à savoir sur l’entreprise – le tout en une seule scène! –, ça sent définitivement le raccourci. On aurait aimé se rabattre sur le dialogue, mais hormis quelques répliques bien senties, le spectateur demeurera sur sa faim. Ne reste alors que les acteurs. Habituellement, Bruce Willis et Halle Berry (gagnante d’un Oscar pour son rôle dans Monster’s Ball, ne l’oublions pas) arriveraient à tout le moins à conférer au film la note de passage, mais ce n’est même pas le cas. Et ce n’est peu dire…
Perfect Stranger – États-Unis, 2007 – de James Foley avec Halle Berry et Bruce Willis. (109 minutes) 5/10
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