Chantal Crochetière, vice-présidente du SERL.
(Photo: Maya)
Organisation du temps au préscolaire: pas de réponse
La CSDL attend les règles budgétaires
Depuis quelques mois, les représentants du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval (SERL) tentent de connaître les intentions de la Commission scolaire de Laval (CSDL) quant à l'organisation du temps des élèves du préscolaire. Ce n'est pas mercredi qu'ils ont eu une réponse.
Suite à l'ajout de 18 minutes d'enseignement par jour pour les élèves du primaire, les écoliers du préscolaire doivent passer plus de temps à l'école parce qu'ils partagent les mêmes autobus que leurs aînés.
Le SERL rapporte qu'après une période de dîner de 90 minutes, ces enfants de cinq ans sont fatigués en après-midi. «À certains endroits, ils doivent rester en silence pour ne pas déranger les autres élèves qui sont retournés en classe», déplore Chantal Crochetière, vice-présidente du SERL.
Le syndicat désire que les enfants bénéficient d'un transport particulier. Il propose aussi de cumuler les minutes afin d'avoir un transport particulier seulement une fois par semaine. «La pire solution est celle qui est en place», a-t-elle fait savoir Mme Crochetière à la présidente de la CSDL, Francine Charbonneau, lors de la période de questions du conseil des commissaires.
«Pour l'année 2006-2007, le conseil des commissaires a investi 12,6M$ supplémentaires dans le service à l'élève», a fait valoir Mme Charbonneau. Elle a également indiqué que la CSDL attend avec impatience les règles budgétaires qui détermineront le financement de la commission scolaire.
Mme Crochetière craint que ces règles, qui viennent du ministère de l'Éducation, soient dévoilées seulement en juin. «Nous voulons une décision avant la fin de l'année parce qu'une fois que l'année est commencée, on ne peut pas changer l'organisation», souligne-t-elle.
S'il est impossible d'avoir un transport particulier pour le préscolaire, le SERL aimerait que les enfants soient pris en charge par des animateurs qui pourraient leur proposer des activités dirigées. Présentement, les enfants sont sous la surveillance du personnel du service de garde. (G.F.)
(Photo: Maya)