La décision du Syndicat représentant les chauffeurs d'autobus de la STL de stopper les services de transport, le 12 avril dernier, a amené l'organisme Transport 2000 à déposer une plainte au Conseil des services essentiels, au nom des usagers.
(Photo: Martin Alarie)
Le syndicat des chauffeurs sommé de dédommager les usagers
Le syndicat des chauffeurs d'autobus devra se présenter devant le Conseil des services essentiels, après que l'Association pour la promotion et la défense des transports en commun par les usagers, Transport 2000, en ait fait la demande.
Transport 2000 demande plus précisément au Conseil des services essentiels d'intervenir en faveur des usagers du réseau de transport de la Société de transport de Laval (STL), à la suite de l'interruption du service par les chauffeurs survenue le 12 avril, après qu'un autobus ait perdu une roue. Le Syndicat avait alors préféré procéder à la vérification de tous les véhicules en circulation.
«C'est notre rôle de poser ce genre de geste, car c'est nous qui représentons les usagers du transport en commun, lance Normand Parisien, de Transport 2000. Il y a un contexte de négociations présentement à la STL, et nous nous inquiétons de la hausse de ton du syndicat. Il ne faudrait pas que les pressions se fassent au détriment des usagers.»
Le président du syndicat des chauffeurs d'autobus de la STL, Richard Ouimet, affirme avoir été peu surpris de l'action de Transport 2000.
«Ça semble être un petit organisme qui veut faire de l'argent en prétextant protéger les usagers, estime-t-il. Il ne nous a jamais contactés pour obtenir notre version des faits. Je comprends que les usagers aient été touchés par l'événement du 12 avril, mais c'est justement pour leur sécurité que nous avons pris la décision d'arrêter le transport.»
4000 usagers
Dans sa demande d'intervention, Transport 2000 soutient que 4000 usagers ont été pénalisés pendant une période de deux heures. L'organisme demande au Conseil des services essentiels d'émettre des ordonnances de réparation afin que les usagers soient indemnisés collectivement.
«C'est l'ensemble des usagers de la STL qui a été touché, alors nous croyons que le Syndicat devrait assumer les frais, par exemple, de deux jours de services offerts gratuitement», avance Normand Parisien.
À la suite de cette demande d'intervention, le Conseil des services essentiels a convoqué la STL, le syndicat ainsi que les représentants de Transport 2000 à une audience publique initialement prévue pour le 19 avril dernier, mais qui a finalement été reportée à une date ultérieure.
«Ces audiences ne m'inquiètent pas vraiment, avance Richard Ouimet. Un organisme aussi mal informé des faits n'a pas beaucoup de crédibilité.»