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Un chantier titanesque, des défis de taille

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 29 avril 2007 à 9:15
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Un chantier titanesque, des défis de taille
Les installations accessibles au public ne sont que les résultats les plus visibles des ambitieux travaux amorcés en mars 2002. (Photo: Martin Alarie)
Un chantier titanesque, des défis de taille
Dans une salle du bureau de chantier de l’AMT, les murs sont tapissés de plans gigantesques. Stations Cartier, de la Concorde, Montmorency, plan d’urgence, plan du garage souterrain... Un des plus grands chantiers en milieu urbain que le Québec ait connu? Pas de doute possible.
Jalonnée par une série de défis, la petite histoire des travaux de construction du prolongement du métro vers Laval frise la science-fiction. Les 5,2 km de tunnels, les trois stations et les stationnements incitatifs ne sont que les résultats les plus visibles d’une entreprise titanesque amorcée en mars 2002.
Sous la rivière
Le raccordement de la station Cartier à la station Henri-Bourassa mérite la première place au palmarès des exploits réalisés par l‘Agence métropolitaine de transport (AMT), chargée de la construction du métro lavallois.
Pour percer le tunnel de 7,5 m de largeur dans le lit de la rivière, «on n’avait pas le couvert de roche nécessaire», se souvient Jean-Pierre Normand, chargé de projet pour le prolongement du métro vers Laval.

La solution: consolider le roc, construire une voûte de transition, pour enfin percer deux tunnels qui feront jonction, sous la rivière. Pour y arriver, il a fallu fixer 450 boulons dans le roc, sous l’eau, à partir de barges. Des camions-nacelles ont été mis à contribution pour la construction de la voûte.

À l’approche du tunnel d’Henri-Bourassa, une autre difficulté: creuser entre deux conduites majeures, soit l‘émissaire de la CUM et le collecteur d‘aqueduc du boulevard Henri-Bourassa. La proximité de la voie de garage de la station Henri-Bourassa venait également compliquer le tracé. «Il fallait se frayer un chemin à travers un spaghetti», illustre M. Normand.

Avant même de franchir la rivière, le collecteur pluvial le Marigot avait fait la vie dure aux ingénieurs et aux travailleurs de chantier. «On était en conditions minières. On a été obligé de travailler en tranchée», explique Daniel Choquette, adjoint aux administrateurs de contrat, à l’AMT. «Le Marigot, on ne l’a pas contourné, on l’a détourné. On a dit: c’est nous qui prenons la place! C’est pas comme un robinet que tu peux fermer; on l’avait toujours dans les jambes, il nous coulait sur la tête.»

À l’été 2004, à l’étape ultime du branchement du nouveau tunnel à l’avant-gare Henri-Bourassa, on a fermé la station pendant 14 semaines. L’échéancier initial était de 20 semaines. Fermer une station terminale tout en continuant à desservir la clientèle n‘est pas une mince affaire, souligne M. Normand. «Les travaux ont débuté en mai et se sont achevés début septembre, pour le retour à l’école. On a travaillé 24h sur 24, sept jours sur sept.»

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