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45 ans à conduire les Lavallois

par Sophie Ouimet
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Article mis en ligne le 29 avril 2007 à 11:30
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45 ans à conduire les Lavallois
André Lacoursière est chauffeur d'autobus depuis 45 ans. (Photo: Martin Alarie)
45 ans à conduire les Lavallois
André Lacoursière, chauffeur d'autobus à la Société de transport de Laval (STL), ne craint pas les changements apportés par l'ouverture du métro, car il en a vu d'autres. Le 12 juin prochain, il fêtera ses 45 ans de service comme chauffeur d'autobus.
Cheveux gris et regard bienveillant, M. Lacoursière semble gêné qu'on s'intéresse autant à lui. N'empêche, son histoire vaut le détour. Il a commencé à conduire des véhicules à l'âge de dix ans. À 25 ans, il devient chauffeur d'autobus. À cette époque, les hommes mariés pouvaient commencer dans le métier à 23 ans, mais les célibataires devaient attendre deux ans de plus.

M. Lacoursière n'a pas toujours travaillé pour la STL, qui n'existe que depuis décembre 1994. Son ancêtre, la Commission de Transport de la Ville de Laval (CTL), avait été fondée en 1971. Auparavant, trois entreprises privées, regroupées sous le nom de Provincial Transport, assuraient le service d'autobus à Laval.

Aujourd'hui, au volant de son autobus, M. Lacoursière se contente de se rendre au terminus Henri-Bourassa et de sillonner les rues de Laval. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Dans le passé, M. Lacoursière pouvait se rendre à Rawdon, Saint-Donat ou Brownsburg. Les autobus lavallois desservaient aussi le sud du territoire montréalais, jusqu'à la rue Berri-de Montigny et au boulevard Dorchester. Signe du passage du temps, le premier est devenu Berri-UQAM et le second, René-Lévesque.
Nouveaux trajets
Avec l'ouverture du métro de Laval, le nombre de circuits qui traversent le pont vers Montréal passera de 26 à trois. La STL profite aussi du vent de changement pour revoir son réseau d'autobus en entier.
Ces bouleversements ne font pas peur à M. Lacoursière. «Je suis certain que cela va mieux se dérouler qu'à l'ouverture du métro Henri-Bourassa. Le premier jour, les gens ne savaient pas où aller, ça en faisait presque pitié, se souvient-il. Cette fois, la transition devrait mieux se passer. Les chauffeurs, mais aussi la clientèle, semblent beaucoup mieux informés.»
Retraite
Ce que M. Lacoursière aime par-dessus tout dans son travail est le contact avec la clientèle, parce que «le public, c'est mon gagne-pain», fait-il valoir.
M. Lacoursière est aujourd'hui âgé de 70 ans. Quand on lui demande à quel moment il souhaite prendre sa retraite, il semble peser le pour et le contre avant de répondre. «J'ai d'excellentes conditions de travail à cause de mon ancienneté», explique-t-il avec un sourire en coin. «J'aime encore ça. Je vais arrêter quand je vais être fatigué», conclut le chauffeur d'expérience.

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