À la station de la Concorde, huit arbres ont été plantés au-dessus de chacune des colonnes, qui soutiennent la structure.
(Photo: Martin Alarie)
Des paysages tout neufs
Tous les aménagements extérieurs des stations ont été pensés pour renforcer le sentiment de sécurité et la fluidité de la circulation autant des piétons, cyclistes qu'automobilistes et autres véhicules. Non sans négliger une esthétique agréable au coup d'œil.
Éliminer les zones aveugles, ces coins isolés favorables aux attaques sournoises venant de personnes mal intentionnées. Éviter les obstacles, des structures sur lesquelles des personnes handicapées peuvent se heurter. Voilà les principales préoccupations qui ont guidé les gens de DAA Paysage, la firme responsable de l'architecture du paysage pour les sites du métro de Laval.
«Quand c'était possible, nous en avons profité pour accentuer le caractère particulier de chacune des stations», observe René Perreault, architecte paysagiste chez DAA Paysage.
Du bleu dans l'oeil
Ainsi, l'éclairage et le tapis de verdure bleue conçu pour la station Cartier, accentuent la présence de la rivière des Prairies, devenant aussi un élément de mémoire du Marigot, ce bras de rivière, dont se souviennent encore les plus vieux résidants du secteur, et qui coule encore de façon souterraine, sous les structures de la station.
Toit-terrasse
À la station de la Concorde, des dalles de béton posées au sol trace un serpentin orange, rappel de la ligne de métro du même nom. Ce chemin est bordé entre autres d'un espace public, soit un toit-terrasse, avec un carrelage de bois, quelques bancs et surtout, huit arbres plantés directement au-dessus de chacune des colonnes, qui soutiennent la structure de la station.
Déplacements aisés
Le principal défi pour Montmorency demeurait la présence de l'immense stationnement incitatif. «Nous avons joué avec les niveaux, arbustes et autres plantations (frênes, érables, féviers), afin d'éviter que ça ressemble à un centre d'achat!», spécifie René Perreault, notant que l'éclairage a parfois représenté un casse-tête, puisqu'on a dû en harmoniser l'intensité avec le voisinage, tout en respectant les normes de sécurité.
Dans tout ce paysage, peut-être la seule déception pour les Lavallois sera de ne retrouver nulle part leur fleur préférée, cette annuelle qu'est le lavatère, emblème de Ville de Laval.
«Nous avons joué avec les niveaux, arbustes et autres plantations, afin d'éviter que ça ressemble à un centre d'achat!»
- René Perreault, architecte paysagiste chez DAA Paysage.