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Prêts à intervenir

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 28 avril 2007 à 16:00
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Prêts à intervenir
L’Opération Synchronicité a mobilisé pompiers, policiers, ambulanciers et autres intervenants d’urgence en novembre dernier. (Photo: Martin Alarie)
Prêts à intervenir
Ils ont suivi une formation théorique et pratique et mis à l’épreuve le tout lors d’une simulation d’attaque terroriste en novembre dernier. La version finale de leur protocole d’intervention dans le métro, un document de six pages, a vu le jour le 2 avril. Les pompiers de Laval sont prêts.
L’appel est logé à la centrale. C’est un «catégorie 4», une situation à risque: on signale une explosion dans le tunnel reliant la station de la Concorde à Cartier. Le poste de commandement envoie immédiatement six équipes, dont une autopompe, qui assurera l’alimentation en eau à partir d’une borne bleue, aux abords du puits de secours du parc de Cluny, à Laval-des-Rapides.
Cinq scénarios
Le scénario s’apparente à une des simulations de l’Opération Synchronicité, qui a mobilisé pompiers, policiers, ambulanciers et autres intervenants d’urgence en novembre dernier.
Il fait également partie des cinq situations d’urgence prévues à la procédure d’intervention du département de sécurité incendie de Laval. Sinistre en tunnel ou en station, avec ou sans train, dans le garage ou l’atelier de la station Montmorency. À chaque cas de figure son plan d’urgence.

L’approche est méthodique, sans être rigide. Dans le cas d’une intervention conjointe avec le Service de sécurité incendie de Montréal, dans le tunnel sous la rivière des Prairies, par exemple, le gros bon sens sera de mise. «Si le feu est du côté de Montréal, mais qu’on est mieux placés, on va intervenir», illustre Daniel Gascon, assistant-directeur du département de sécurité incendie de Laval.

En général, les interventions seront guidées à partir de la salle de contrôle de la Société de transport de Montréal (STM), explique M. Gascon. «Eux savent exactement où est le feu. Nous, on va vérifier. Ensuite, ils mettent en marche le système de ventilation, qui nous permet de faire face au feu sans [être importunés] par la fumée.»
Équipement de pointe
Les pompiers bénéficient non seulement d’un équipement et d’un aménagement de pointe, grâce à la norme NFPA 130 (à lire: «Évacuer en six minutes», en page 54), mais ils pourront communiquer aisément entre eux, partout. Contrairement à leurs collègues Montréalais, ils ont la chance de disposer d’un réseau de fibre optique encastré dans le béton des trois stations lavalloises.

L’intervention dans le métro n’est pas nouveau, pour le département de sécurité incendie de Laval, souligne Daniel Gascon. «On avait déjà un groupe d’intervention pour le chantier. Le «Groupe d’intervention métro» était une équipe spécialisée dans les opérations en conditions minières.

Il disposait d’un équipement sophistiqué comprenant un appareil respiratoire permettant une autonomie de trois heures. «Il fallait une demi-heure de vérification de l’équipement avant de pouvoir faire l’intervention», se rappelle M. Gascon. Il n’y a eu aucun incident majeur pendant la phase de construction.

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