[co]motion s'allie à Verticale pour les arts visuels

Benoit LeBlanc benoit.leblanc@tc.tc
Publié le 18 novembre 2016

Gabrielle Desgagné-Duclos, coordonnatrice à la programmation de Verticale – Centre d'artistes, et Julie Perron, directrice générale de [co]motion, anciennement Corporation de la salle André-Mathieu, se réjouissent de cette nouvelle collaboration.

©TC Media - Vincent Graton

INITIATIVE. Les habitués de la salle André-Mathieu (SAM) découvriront une toute nouvelle signature en arts visuels sur les murs du hall d'entrée et foyer alors que [co]motion confie désormais son volet d'arts visuels à l'organisme Verticale – Centre d'artistes.

«Après 16 ans à développer de plus en plus ce volet chez nous, nous voulons aller dans l'audace et l'art actuel, une approche correspondant à notre nouvelle image et orientation, de confier Julie Perron, directrice générale de [co]motion, anciennement Corporation de la salle André-Mathieu. Nous tenons à proposer différentes formes d'art et améliorer ainsi l'expérience des spectateurs.»

Accord naturel

Ville de Laval a accordé un budget de 7500 $ à cette démarche qui permettra au public d'apprécier les œuvres d'artistes émergents. Le partenariat entre les gens de la salle André-Mathieu et Verticale n'est pas une première, eux qui avaient déjà collaboré à deux reprises dans le cadre de l'événement extérieur MRCY.

«Nous sommes là pour soutenir des activités favorisant la professionnalisation des artistes et faire le pont entre eux et la communauté lavalloise, d'affirmer Gabrielle Desgagné-Duclos, coordonnatrice à la programmation de Verticale – Centre d'artistes, le seul centre d'artistes autogéré sur l'île Jésus. Cette association avec [co]motion est une belle façon de réaliser notre objectif.»

Première exposition

C'est à l'artiste Marie-Eve Martel que revient l'honneur d'amorcer ce nouveau cycle d'arts visuels à la SAM. Jusqu'à la fin de février 2017, elle présente une vingtaine d'oeuvres choisies en deux séries distinctes, toutes créées entre 2006 et 2015.

Une partie exprime sa fascination pour le milieu agricole, particulièrement pour ces bijoux que sont certaines granges d'Amérique du Nord, l'autre provient d'une résidence effectuée au Yukon, à Dawson City.

«L'architecture sert à symboliser la manière dont on habite le monde, explique Marie-Eve Martel qui a grandi à Blainville. Autant il y a une force iconique dans la ferme qui représente une autre époque, une autre manière de faire l'agriculture, autant le rapport avec la nature sauvage et un sol instable m'a inspirée à Dawson City.»

D'ici la fin de 2017, trois expositions sont au programme. Chacune durera quatre mois. Après Marie-Eve Martel, Christian Messier et Annie Baillargeon présenteront leur travail.