Possible record de visiteurs au Symposium de Sainte-Rose

Amateurs d'art et néophytes appréciant la sortie en plein air ont afflué dès les premiers jours de l'événement.

ÉVÉNEMENT. Après s'être fait attendre tout l'été, le beau temps est au rendez-vous pour les premiers jours du 32e Symposium de Sainte-Rose qui se déploie jusqu'à ce dimanche 30 juillet, ce qui amène déjà un déferlement de visiteurs avant même le week-end.

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La dizaine d'artistes interrogés sur les 90 présents dans les îlots essaimés près des divers bâtiments patrimoniaux voisinant l'église Sainte-Rose-de-Lima avait tous le sourire accroché bien haut sur leur visage.

Francine Laurin est venue de Gore, dans les Laurentides, pour montrer ses solides et belles sculptures de bronze.

«Il y a du mouvement et vraiment beaucoup de monde! de s'exclamer Sylvie Champoux, dont les loups, lions, buffles et chevaux revisités avec fantaisie entre réalisme et abstrait font arrêter immanquablement les passants. J'aime faire sourire le monde avec mes œuvres. Je suis de retour après une première expérience l'an passé. La qualité des artistes et de l'organisation est encore au rendez-vous.»

«En 12 ans, j'ai créé des contacts avec des amateurs d'art qui me restent fidèles, de continuer l'artiste-peintre France Beaudry, de Rivière-du-Loup. L'appréciation du public est hors pair. Je lui propose une image du Bas-Saint-Laurent, des deux côtés de la rive, en mettant en vedette la campagne et le fleuve, pour le faire connaître partout au Québec et, même, au-delà de nos frontières.»

Avec ses sculptures impressionnantes de bronze montrant Don Quichotte, le Petit Prince et des danseuses aux postures acrobatiques, Francine Laurin était sûre de connaître autant de succès qu'à ses deux présences précédentes sur le site.

Carole Faucher s'est amusé à peindre des souliers colorés de toute sorte.

«C'est une bonne vitrine pour faire connaître les exigences techniques du bronze avec le moulage, la fonderie et patine, de mentionner la sculpteure de Gore, dans les Laurentides. Les gens sont intéressés de savoir que c'est un matériau indestructible auquel on peut donner les couleurs et le mouvement voulus.»

Présidente et porte-parole

Quelque peu à l'écart de la Galerie La Vieille Caserne, quartier général de Rose-Art, l'organisme responsable du Symposium, la présidente de l'événement Carole Faucher se réjouissait de ce qu'elle voyait autour d'elle, non sans offrir une nouveauté en tant qu'artiste: des souliers colorés dans des cadres l'étant tout autant.

«J'achète constamment des vieux cadres en ayant toujours envie peindre autre chose et moderniser mon approche, raconte-t-elle. Les chaussures, qu'elles soient de course, danse ou à talons vertigineux, ont toutes leur propre histoire.»

France Beaudry, de Rivière-du-Loup, veut montrer le Bas-Saint-Laurent aux visiteurs de symposiums qu'elle croise partout au Québec.

Au rez-de-chaussée du Centre d'art Ste-Rose, le journaliste, auteur et photographe Daniel Daignault présentait une exposition format géant à titre de porte-parole du Symposium.

«J'habite Sainte-Rose depuis près de 40 ans et je venais déjà ici en tant que visiteur, relate celui qui avait déjà exposé ses photographies en 2015, avant de publier son livre mariant personnalités québécoises et vision du bonheur. Il y a une fierté de voir des gens venir d'ailleurs, Longueuil, Repentigny, Sainte-Thérèse, pour voir les artistes et l'endroit. C'est fou comme il y a beaucoup de monde!»

Première visite

En plus des kiosques des exposants, l'ambiance est aussi nourrie par un duo de musiciens.

De Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sylvie Champoux adore le contact avec le public à ce symposium dont l'affluence ne manque pas de l'impressionner.

Également, l'Association des citoyens et amis du Vieux-Sainte-Rose a dressé des tables pour la première fois afin de rencontrer les visiteurs.

«Les gens sont intéressés par le quartier et son histoire, d'affirmer Réjean Paquette et Claude Lavoie, respectivement membre et président de l'organisme. Ils sont curieux de savoir comment nous avons réussi à garder ce cachet et cette ambiance. D'autres nous disent qu'ils adorent le Vieux-Sainte-Rose et espèrent qu'il va rester comme ça! Nous sommes les gardiens de son patrimoine.»

À sa deuxième exposition sur le site, le porte-parole Daniel Daignault disait mieux connaître les goûts des gens en matière de photographie.

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