Monter encore plus haut avec UZEB

Alain Caron, Paul Brochu et Michel Cusson savourent chaque seconde de ces retrouvailles du plus haut calibre musical.

MUSIQUE. La planète jazz est en ébullition depuis que les trois gars d'UZEB sont remontés sur scène au Festival international de jazz de Montréal il y a quelques semaines, avant de prendre (déjà!) la direction de la France, l'Italie et Israël.

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Après une centaine d'heures de préparation et un an de répétition, Michel Cusson, Alain Caron et Paul Brochu ont repris là où ils avaient laissé il y a 25 ans.

«C'était un défi de voir si la musique sur papier d'UZEB peut encore vivre en 2017 et elle s'avère encore plus actuelle et pertinente aujourd'hui!»

Michel Cusson, guitariste d'UZEB

«Nous nous offrons une parenthèse UZEB alors que nos carrières respectives continuent, de raconter le guitariste Michel Cusson reconnu pour ses nombreuses collaborations sur des téléséries. On n'a pas manqué notre coup. La barre est encore montée! Nous sommes musicalement plus soudés avec une maturité assumée et une interaction plus flexible.»

Tel qu'il en a toujours eu l'habitude, le trio ne se gêne pas pour recourir à la technologie dernier cri et revisiter ses mélodies de Junk Funk, Perrier Citron, New Hit à Loose, Spider et 60, rue des Lombards.

«Nous avons de nouveaux outils et nos pièces demeurent encore plus rafraîchissantes, de continuer Michel Cusson. Avec mes deux collègues qui jouent de façon incroyable, je roule en Ferrari à chaque show. Sans oublier la rencontre avec les gens qu'on a connus et qui nous ont attendus avec patience.»

De remettre le groupe sur les rails a exigé un travail compliqué. N'empêche, l'artiste garde encore en mémoire un fan de Tel-Aviv qui s'est présenté au spectacle avec de vieux disques vinyles et compacts, ainsi que des photos d'antan.

«Quand je pense aux années 1980, c'est un grand sourire, de se souvenir le compositeur d'Omertà et Monica la mitraille. Peu de gens ont vécu autant d'intensité. À raison de 5 prestations par semaine, nous avons joué dans 22 pays, dont une centaine de villes juste en France. Le moteur est vraiment huilé en de telles conditions. C'est comme ça qu'on a appris.»

L'arrêt lavallois sera l'un des derniers parmi la douzaine de dates qu'UZEB possède à son agenda québécois.

«On n'a jamais arrêté UZEB, alors pour la suite, c'est un réel mystère, précise Michel Cusson. Ce qu'on sait, c'est qu'il y aura toujours des mélomanes et que notre musique énergique fait beaucoup du bien à ces gens dans une époque où nous en avons bien besoin. Faut vivre tout ça et on verra après.»

UZEB sera en spectacle le mercredi 13 septembre, à 20h, à la salle André-Mathieu (475, boulevard de l'Avenir). Information: 450 667-2040.

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