Des Lavallois parmi les juges des Feux Loto-Québec

Claude Martel a savouré chaque seconde de sa seconde expérience comme juge de ce qu'il appelle «la plus prestigieuse compétition d'art pyrotechnique au monde».

ÉVÉNEMENT. Julie Bernard-Thivierge et Claude Martel ont trouvé un passe-temps plus qu'agréable durant le mois de juillet en évaluant les six firmes en compétition lors de la 33e édition de L'International des Feux Loto-Québec.

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Cette année, la programmation était spéciale en raison des 375 ans de Montréal, les 150 du Canada et le 50e anniversaire de La Ronde où est présentée la célèbre compétition pyrotechnique internationale.

Après un événement d'ouverture marquant l'année-anniversaire de Montréal, l'Angleterre s'est imposée devant la France et le Portugal.

Détentrice d'un laissez-passer depuis nombre d'années, Julie Bernard-Thivierge était heureuse de découvrir les coulisses des feux d'artifice de La Ronde.

«Le feu anglais était époustouflant avec une synchronisation parfaite qui remplissait bien le ciel, de témoigner Julie Bernard-Thivierge, une enseignante en design industriel de 36 ans. La France a fait preuve de beaucoup d'innovation et son offre était émouvante, ç'a touché les gens, alors que tout était parfait du côté du Portugal.»

«Tous les feux étaient beaux, de renchérir Claude Martel, un spécialiste en informatique de 62 ans. Au moins deux de mes choix se sont retrouvés parmi le trio gagnant.»

L'Italie, l'Allemagne et la Pologne étaient aussi en lice. Notons qu'un spectacle pyrotechnique spécial soulignera les 50 ans de La Ronde le dimanche 3 septembre.

Deuxième présence

Le jury était composé de 19 membres du public sélectionnés parmi plus de 300 candidatures. Avant d'assister à l'ensemble des performances internationales, les gens ont suivi une journée de formation en compagnie d'un maître-artificier leur expliquant les différents aspects techniques de cet art pétaradant de couleurs.

«J'adore les feux d'artifice depuis ma jeunesse, de continuer Claude Martel, un résident de Champfleury, dans Sainte-Rose. De participer au jury nous sort de la routine. Tu ne vois plus la pyrotechnie de la même façon.»

Les critères d'évaluation vont de la diversité, qualité des pièces et richesse des couleurs, des enchaînements et choix musicaux à l'utilisation de l'espace ainsi que la synchronisation. Mot d'ordre: ne jamais se consulter entre juges et ne pas tenir compte des conditions météorologiques.

Claude Martel avait déjà fait partie du jury en 2007. «C'est toujours un émerveillement et une fascination, ajoute-t-il. De voir directement les feux des gradins permet d'admirer la définition des formes et les effets spéciaux. C'était tout un honneur pour moi.»

Expérience emballante

Quand elle a vu l'invitation sur la page Facebook de L'International des Feux Loto-Québec, Julie Bernard-Thivierge a immédiatement su que c'était pour elle.

«Je vais à cet événement depuis ses débuts quand j'avais quatre ans, raconte la citoyenne de Laval-Ouest. Mon père était passionné de pyrotechnie. J'en ai raté peut-être juste 10 depuis 1985!»

La rencontre d'autres personnes passionnées de feux d'artifice a été une belle expérience pour la Lavalloise.

«C'est une chance unique de voir comment c'est fait et de discuter avec les gens partageant ton engouement, en plus d'échanger avec les artificiers, poursuit celle qui a eu un gros coup de cœur pour les multiples explosions et chansons de la Pologne. Nous n'étions pas toujours d'accord, mais une fraternité s'est créée.»

Une autre Lavalloise, Noémie Desmeules, faisait également partie du jury cet été.

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