Une femme, une athlète et une entraîneure inspirante

Journée internationale du sport féminin

Catherine Parent souhaite pouvoir se rendre aux Jeux olympiques à titre d'entraîneure.

PORTRAIT. Catherine Parent est l'une des entraîneures de snowboard les plus qualifiées au pays. Bien qu'être une femme ait été un obstacle dans son parcours vers l'obtention de ses certifications, Catherine a dû faire face à d'autres impasses.

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Catherine a été la première personne au Canada à décrocher son diplôme avancé en entraînement en snowboard. «En plus d'être une femme, j'étais la plus jeune entraîneure à atteindre cette certification. Aussi, j'étais la conjointe d'un des maîtres formateurs de ce sport. J'étais la "blonde de l'autre"», nous a raconté Catherine Parent.

Au Canada, cinq entraîneurs de planche à neige ont maintenant cette qualification. Tous sports confondus, il n'y a qu'une dizaine d'entraîneurs qui reçoivent le diplôme de niveau 4, chaque année.
«J'ai pu compter sur le soutien d'André Fournier, de l'Institut national du sport du Québec, pour obtenir ma certification. À maintes reprises, j'ai donné de l'information à la Fédération de snowboard concernant les modules à étudier, les éléments à maîtriser. Je suis allée chercher de l'aide de gens travaillant en dehors du pays pour compléter ma certification. J'ai pensé à abandonner, mais maintenant je suis fière d'avoir ouvert le chemin pour les autres entraîneurs», a souligné Catherine Parent.

Fonceuse, la rivalité sur les pentes dans un milieu principalement représenté par des garçons ne l'a jamais affecté. «J'ai toujours été capable de faire ma place puisque c'est mon sport! Il m'a été plus difficile de faire mon chemin dans le monde des affaires étant donné que je sortais de ma zone de confort», a raconté la propriétaire de l'Académie des Sommets Sportifs, une entreprise spécialisée dans la consultation sportive pour le snowboard, le freeski, le golf et la danse.

Programme sport-études

Catherine Parent et son conjoint, Brian Smith, sont les premiers entraîneurs canadiens, qui ne sont pas employés par les Fédérations, ayant réussi à former des athlètes qui rivalisent à l'international.
Elle est à la tête du programme sport-études en snowboard et freeski offert à la polyvalente Saint-Jérôme. Récemment, elle a développé les divisions sport-études en golf et en danse. Sans oublier qu'elle a créé un circuit provincial de compétition en snowboard et freeski, le S3 Futur Pro.

«Je suis fière de mon parcours sur les pistes et comme entrepreneure. Pour arriver à combiner ma passion pour le sport, l'entrepreneuriat et la maternité, je peux compter sur un bon entourage. J'aime dire que l'on n’arrive jamais seul au sommet!», a-t-elle lancé.

La place du sport féminin

«Le sport amateur rivalise contre le hockey, notre sport national. C'est dommage que l'on ne parle pas plus des autres sports, d'autant plus que nos athlètes réalisent de belles performances. Augmenter la visibilité des athlètes féminines qui performent inciterait probablement davantage de filles à bouger», a expliqué Catherine qui incite sur le fait que les jeunes filles ont besoin de modèles.

Elle ajoute que 16 des 22 médailles olympiques du Canada, à Rio, ont été remportées par des athlètes féminines. «C'est un beau son de cloche. Les filles sont actives et performantes. Il faut en parler plus.»

Persévérance et détermination

L'entraîneure d'une soixantaine d'athlètes, dont Elizabeth Hosking qui aspire aux Jeux olympiques de 2018, soutient qu'il est important d'être persévérant et déterminé pour atteindre les plus hauts sommets. «Il faut toujours garder la tête haute, peu importe l'obstacle devant nous. Il faut trouver des solutions et s'entourer des bonnes personnes», a-t-elle conclu.

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