Le suspect du meurtre de Jacques Senécal rapatrié

Septimus Neverson fera face à 54 chefs d'accusation, dont le meurtre d'un peintre de Sainte-Dorothée.

JUSTICE. Le 30 septembre, les enquêteurs de la Section des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont procédé au rapatriement de Septimus Neverson, soupçonné dans 13 dossiers d’invasions de domicile datant de 2006 et 2009 à Laval et Montréal.

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Ces invasions avaient fait 39 victimes directes dont 1 de meurtre, 3 de tentatives de meurtre et 1 de prise d’otage. Les victimes n’avaient aucun lien avec le suspect.

Parmi ces événements, l'un d'eux a connu une finale tragique le 20 juillet 2006. Un homme armé était  entré par effraction dans la résidence de Jacques Senécal, afin de faire un vol, et avait fait feu sur le peintre de Sainte-Dorothée avant de prendre la fuite.

Le même été, cet individu avait récidivé à deux reprises sur le territoire lavallois, toujours avec le même modus operandi. Une famille de neuf personnes de Sainte-Dorothée et un couple de Vimont avaient reçu ces visites inopportunes.

«Il rentrait de nuit dans des résidences de secteurs qu'il avait identifiés et se préoccupait peu qu'il y ait des gens ou non à l'intérieur, déclarait Alain Meilleur, inspecteur aux Crimes majeurs de la police de Laval, au Courrier Laval en mars 2015. Il usait ensuite d'un niveau de violence extrême.»

Trinité-et-Tobago

Septimus Neverson a été intercepté chez lui, à Trinité-et-Tobago, le 25 février 2015, après l'émission d'un mandat international et une longue enquête menée, entre autres, par la Police de Laval et le SPVM.

Des démarches d’extraditions avaient alors été entamées afin qu’il soit jugé à Montréal pour ses crimes. L’homme de 54 ans a comparu par vidéo-conférence le 1er octobre. Il fait face à 54 chefs d’accusation notamment pour meurtre, tentative de meurtre, enlèvement et vol qualifié.

Au fil des années d'investigation, les enquêteurs sur le dossier, dont 2 de Laval, ont eu à traiter plus de 625 informations en provenance du public.

«En 2013, nous en avons reçu une 626e et c'est celle-là qui nous a permis d'identifier positivement et rapidement notre suspect, précisait Alain Meilleur. Ce témoin ne peut être identifié en attente du procès, tout comme les techniques d'enquête que nous avons utilisées.»

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