La mère d'une fillette agressée en garderie témoigne

La mère d'une fillette agressée en garderie témoigne

JUSTICE. «Je suis soulagée que ce soit du temps continu, mais c'est ridicule tellement ce n'est pas assez sévère», d'affirmer la mère d'une fillette, dont nous tairons le nom pour protéger son identité, après que la juge Marie-Suzanne Lauzon eut condamné le Lavallois Mikaël Morin, 24 ans, à 10 mois de prison pour agression sexuelle sur personne mineure.

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Mikaël Morin a aussi été reconnu coupable d'attouchements sexuels sur cette même fillette dans la garderie qu'opérait sa famille dans Fabreville.

La sentence est tombée le 15 novembre alors que l'accusé plaidait coupable à l'article 151 du Code criminel se lisant comme suit: «Toute personne qui, à des fins d’ordre sexuel, touche directement ou indirectement, avec une partie de son corps ou avec un objet, une partie du corps d’un enfant âgé de moins de seize ans est coupable».

Le prévenu est ressorti du palais de justice de Laval menottes aux poignets. Il risquait un emprisonnement maximal de 14 ans.

«Les pédophiles voient ça et se disent que c'est pas si pire, de mentionner la mère de la victime. Il devrait être en dedans pour 5 à 10 ans!»

Preuves accablantes

Les événements reprochés remontent à 2012 dans une garderie en milieu familial. Mikaël Morin avait alors 20 ans et sa victime, une petite fille, aussi de Laval, était âgée de 4 ans.

Une plainte a été déposée le 2 mai 2012, ce qui a mené à son arrestation et une première comparution en septembre de la même année.

«La veille, ma fille m'avait montré que cet homme avait touché ses fesses, raconte avec peine la maman. J'ai appelé le CLSC et l'Hôpital Sainte-Justine.  Il y avait de grosses lacérations et on a retrouvé du sperme dans une culotte.»

Lenteur du système

La condamnation obtenue est l'aboutissement de quatre ans et demi de démarches judiciaires, un procès impliquant un enfant en bas âge étant toujours de nature délicate quant à la preuve. La famille a dû se présenter une vingtaine de fois en cour.

«C'est n'importe quoi, la justice est du côté des criminels, d'ajouter la mère de la victime.  Il fallait toujours pousser pour obtenir de l'information sur la prochaine audition. Je recommande aux parents d'être patients et de ne pas lâcher prise!»

Durant l'enquête, pas moins de 16 personnes ont été rencontrées par les responsables du dossier au Service de police de Laval.

Notons que Mikaël Morin possédait des antécédents judiciaires en d'autres matières.

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