Deux nouvelles victimes pour la fraudeuse d'un million

Les enquêteurs recherchent des victimes qui auraient investi des sommes d’argent sans jamais avoir été remboursées.

ENQUÊTE. La médiatisation de l'arrestation de Lucie Paquette, 52 ans, à son domicile montréalais, le 30 mai, en lien avec une fraude qui aurait duré 14 ans et dépassé le million de dollars, a déjà poussé deux nouvelles victimes à se manifester.

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Cela porte à huit le nombre de victimes potentielles, six ayant déjà été retracées par l'enquête du Service de police de Laval qui croit que leur nombre est plus grand encore, invitant celles-ci à contacter de façon confidentielle la ligne info 450 662-INFO (4636) ou le 911, en mentionnant le dossier LVL 170518 009.

Les enquêteurs recherchent des victimes qui auraient investi des sommes d’argent sans jamais avoir été remboursées. Les faits peuvent remonter aussi loin qu’au début des années 2000.

Devant la justice

Après avoir collaboré avec les enquêteurs lors d'un long interrogatoire de plusieurs heures, Lucie Paquette doit comparaître dans la matinée du 31 mai au palais de justice de Laval. Elle fait face à divers chefs d'accusation de fraude de plus de 5000 $.

La fraudeuse ayant des antécédents semblables, cette récidive pourrait représenter un facteur aggravant, elle qui pourrait écoper d'une peine d'emprisonnement maximale de 10 ans.  

En 2007, Lucie Paquette avait été condamnée à un an d'incarcération après avoir plaidé coupable à des accusations de fraude à la Cour du Québec, à Montréal, pour neuf dossiers ayant le même modus operandi. À cette occasion, c’est un montant totalisant 180 000 $ qu’elle avait dérobé à ses victimes.

Ruse hypocrite

L’accusée utilisait toujours le même stratagème pour convaincre ses victimes de lui remettre de grosses sommes d’argent. Elle établissait d’abord un lien de confiance en leur expliquant qu’elle était en attente d’un héritage considérable.

Elle affirmait que celui-ci était en litige à la cour, qu’il engendrait des déboursés importants de frais de notaire et d’avocat, et qu’elle n’était plus en mesure de payer.

Lucie Paquette demandait alors de l’argent comptant, des chèques ou des virements bancaires en leur promettant plusieurs millions de dollars en retour, une fois qu’elle toucherait son héritage. 

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