Bertrand Charest coupable d’agressions sexuelles

Le juge a cru 9 des 12 plaignantes ayant affirmé sous serment avoir été agressées sexuellement par Bertrand Charest.

JUSTICE. Le verdict est tombé dans le procès de Bertrand Charest, cet ex-entraîneur de ski accusé d’avoir agressé sexuellement des athlètes sous sa responsabilité.

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Dans son jugement, rendu le 22 juin au palais de justice de Saint-Jérôme, le juge Sylvain Lépine a déclaré l’accusé coupable de 38 chefs d’accusation, sur les 57 déposés contre lui par la Couronne. Ceux-ci concernent neuf des 12 femmes ayant porté plainte contre lui.

Sévère à l’endroit du condamné, le magistrat a déclaré que les plaignantes étaient «soumises et vulnérables» et qu’il avait mis la responsabilité de ses gestes sur leurs épaules, alors qu’elles étaient toutes âgées de 12 à 19 ans.

Le condamné devra revenir en cour cet automne pour connaître sa peine.

Rappel des faits

Les gestes reprochés à Bertrand Charest se sont produit entre 1991 et 1998, alors qu’il était entraîneur de ski de la zone laurentienne, puis entraîneur pour Canada Alpin. Il aurait agressé sexuellement durant cette période 12 athlètes sous sa gouverne, dont 5 avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles complètes. En 1998, lorsque certaines de ses victimes l’ont dénoncé, l’entraîneur a été congédié par Canada Alpin, mais aucune accusation n’avait alors été portée contre lui.

C’est à l’hiver 2015, alors qu’une victime de Bertrand Charest l’a retrouvé sur les pentes du centre de ski Mont-Blanc à Saint-Faustin-Lac-Carré, dans les Laurentides, que l’affaire a pris une tournure judiciaire. Surprise qu’il ait encore le droit d’enseigner le ski à des mineurs, la victime a porté plainte contre son agresseur. Tout a déboulé par la suite et les accusations se sont multipliées à l’endroit de l’entraîneur de ski, qui a sitôt été congédié par Mont-Blanc.

Le procès s’est ouvert par la suite début mars 2017 et les témoignages présentés ont été dévastateurs pour l’accusé. Le juge Lépine a d’ailleurs, dans son jugement, déclaré que la preuve amassée contre Bertrand Charest était «accablante».

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