Animaux sauvages près des villes : quels recours pour les agents de la faune?

Personne ne souhaite sortir de la maison le matin pour tomber face à face avec un ours noir.

FAUNE. Anesthésier un animal sauvage n'est pas chose facile. Quand l'un d'eux se pointe le bout du nez près des quartiers habités, il arrive que les agents de la faune soient dans l'obligation d'abattre l'animal.

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Ours noir, orignal, moufette, nombreux sont les animaux de la forêt qui s'approchent des centres habités en quête de nourriture ou simplement parce qu'ils sont perdus. Les agents de la faune font leur possible pour garder l'animal en vie, mais doivent parfois prendre la fatale décision.

«Il faut toujours penser à la sécurité du public. Il ne faut pas qu'il arrive un accident avec des gens. On pense souvent qu'endormir un animal, c'est simple, mais ça ne l'est pas», explique le biologiste de la grande faune du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Claude Dussault.

L'homme effectue des recherches sur la faune en région depuis 25 ans. Il a été appelé à endormir des bêtes pour les examiner, une tâche pas simple du tout.

«On lance une fléchette et on attend que l'animal s'endorme, ce qui prend 15 minutes. Toutefois, il peut arriver qu'on frappe un os, ou encore du gras, alors l'anesthésiant ne se dissipe pas. Il est parfois difficile d'anesthésier un animal dans un piège, alors imaginez s'il est en mouvement», mentionne-t-il.

Le biologiste de la grande faune Claude Dussault estime que la faune du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'a pas subi trop de changements importants au cours des dernières années.

Un problème de déchets

Parmi les animaux indésirables dans les villes, on retrouve l'ours noir. S'il s'approche aussi près des centres urbains, c'est qu'il est généralement à la recherche de quoi se mettre sous la dent.

Toutefois, M. Dussault estime qu'il serait erroné de penser que la population d'ours noir explose, ajoutant que c'est plutôt la température qui force ces bêtes à venir faire un tour en ville.

«Si la température est mauvaise, il n'y aura pas beaucoup de petits fruits en forêt. Les ours iront donc à la recherche de poubelles. Les problèmes seraient limités avec une meilleure gestion des déchets.»

Une faune stable

Le Lac-Saint-Jean regorge d'espèces variées. Avec une telle faune, difficile de dire si elle est en santé. Certaines espèces vont bien, alors que d'autres se détériorent.

«Ça dépend vraiment de quel côté tu analyses les choses. Si on prend l'exemple de l'exploitation de la forêt, on observe une diminution de la forêt mature. Les espèces qui vivaient dans ce genre d'endroit connaissent une baisse, alors que celles vivant dans les jeunes forêts sont en hausse», raconte le biologiste.

Malgré tout, certaines populations connaissent quelques difficultés. C'est notamment le cas de la chauve-souris, du caribou forestier, du faucon pèlerin et de la belette.

L'orignal, le porc-épic, l'écureuil roux et l'omble de fontaine eux, vont plutôt bien.

Certaines espèces ont aussi fait leur apparition dans la région au cours des dernières années, comme l'urubu à tête rouge et le raton laveur.

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