Vos taxes: mythes et réalités

Publié le 9 février 2017

Marc Demers, maire de Laval.

©TC Media

Le conseil municipal a adopté au début du mois de décembre le budget de la Ville. Pour le citoyen, l’augmentation de taxe de 1,4 % est l’un des éléments importants de ce budget. Beaucoup de choses ont été dites à propos des taxes municipales et des finances de la Ville. Plusieurs se questionnent sur le sujet. Faisons le point.

D’abord, tout augmente. Vous le savez. Le prix de l’essence, des fournitures et de l’énergie subit une légère hausse chaque année. C’est l’inflation. La Ville fait aussi face à cette hausse des coûts et elle doit augmenter ses taxes pour y faire face. Ce qu’il faut retenir, c’est que les spécialistes estiment l’inflation à 2 % l’an prochain. Les taxes augmentent de 1,4 %, donc sous l’inflation projetée.

Les supposés surplus

Mais pourquoi ne pas utiliser les surplus et ménager les citoyens? D’abord, la Ville ne dispose pas de surplus démesurés. Elle détient des réserves financières d’environ 415 M$ destinées à des fins précises. Par exemple, 162 M$ sont prévus pour le réseau d’aqueduc. Une réserve de 30 M$ est prévue pour la gestion des déchets, 100 M$ pour entretenir des infrastructures désuètes et 23 M$ exclusivement pour les parcs et terrains de sport.

Ces sommes ne peuvent servir à payer les opérations courantes de la Ville. Ce serait comme si le propriétaire d’un bungalow payait son épicerie avec l’argent qu’il économise pour changer sa fournaise. Ça ne ferait que reporter ses problèmes à plus tard. Quoi qu’il en soit, il serait illégal pour la Ville d’utiliser des fonds réservés à d’autres fins que celles prévues.

Des besoins importants

Et ces réserves sont encore insuffisantes pour répondre à tous les besoins de la Ville. Régler la simple question des eaux usées qui se déversent dans nos rivières lors de fortes pluies coûterait 400 M$.

Autre exemple, la loi nous interdira d’enfouir les déchets à partir de 2021. Il faudra les transformer en gaz dans une usine construite à cette fin. Coût: plus de 150 M$.     

Laval dans la moyenne

En bref, la Ville gère avec sagesse. En accumulant certaines sommes, elle évite d’emprunter et de payer des intérêts. C’est, entre autres, à cause de cette gestion prudente que Laval dispose d’une meilleure cote de crédit que celle du gouvernement du Québec et de toutes les villes de la province.  

Aussi, Laval dépense moins par citoyen que Montréal, Québec, Gatineau et Saguenay. En fait, Laval se situe exactement dans la moyenne des 10 plus grandes villes du Québec sur le plan des dépenses par habitant.  

Mais en fin de compte, l’important c’est que vous receviez de bons services. Et c’est le cas. À partir de 2017, Laval étend la cueillette sélective des déchets organiques à 38 000 résidences. Des mesures seront prises pour apaiser la circulation dans nos rues. Deux arénas seront rénovés, des chalets de parc seront construits. Une caserne de pompier sera implantée et la sécurité renforcée. De nouveaux quartiers prendront forme autour des métros, les parcs seront mis à niveau et la ville sera plus belle et fleurie.

Laval revient de loin et je suis fier du chemin parcouru. Tout n’est pas parfait et il reste de l’ouvrage à finir. Je reste déterminé à poursuivre le travail.       

Je profite de cette dernière chronique de l’année pour souhaiter un heureux temps des fêtes à tous les Lavallois et une année 2017 remplie de bonheur. 

 

Marc Demers, maire de Laval.