Les frères Palmer et Étienne Moisan à la conquête de l’or

Sylvain Lamarre sylvain.lamarre@tc.tc
Publié le 8 janvier 2015
Les frères Nicolas et Benjamin Palmer veulent gagner l’or aux Jeux du Canada.
Mario Beauregard

BASKETBALL. Les frères Nicolas et Benjamin Palmer ainsi qu’Étienne Moisan convoitent la médaille d’or en basketball en fauteuil roulant aux Jeux du Canada.

Les Lavallois font partie des 12 athlètes sélectionnés qui constituent l’équipe junior du Québec. «Nous voulons ramener rien de moins que la médaille d’or et défendre le titre avec brio», assure le trio qui sera en compétition du côté de Prince George, en Colombie-Britannique, du 13 février au 1er mars. «Nous ne serons pas les favoris contrairement aux derniers Jeux du Canada en 2011», ajoute le vétéran Nicolas.

Avec 2 médailles d’or en poche, Nicolas Palmer, 22 ans, en sera à une troisième participation aux Jeux du Canada, tandis qu’Étienne Moisan, 23 ans, verra de l’action pour la seconde fois. Pour sa part, Benjamin,18 ans, en sera à son baptême à cette compétition nationale.

Difficile à avaler

Après avoir mené l’équipe du Québec à la médaille d’argent au Championnat national junior de basketball en fauteuil roulant, tenu en Alberta au printemps dernier, les frères Palmer et Étienne Moisan veulent venger cette défaite crève-cœur de 62 à 61 face à la Saskatchewan.

Triple champion en titre des Jeux du Canada, le Québec, qui domine le basketball en fauteuil roulant, n’avait pas échappé un seul championnat national junior depuis 2007.

«Nous avons cette défaite en travers de la gorge. Nous avons été surpris par un excellent joueur de la Saskatchewan et nous nous sommes trop concentrés sur lui, changeant notre plan de match. Nous avons appris dans la défaite», affirme sans détour Benjamin.

Ce dernier a raté le dernier lancer de la rencontre. S’il avait réussi le panier, il aurait permis au Québec de remporter la médaille d’or.

«J’ai déjà tourné la page. Au basketball, ça ne se joue pas sur un seul panier. Je me dis que j’ai été malchanceux», dit-il.

Malgré un recul de 20 points, Nicolas assure que le Québec n’a jamais paniqué. «Au début, on ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. Nous n’avons pas l’habitude de jouer contre ce genre de joueur aussi dominant, dans une classe à part. Nous avons rebondi en inscrivant 19 points, donnant la frousse à la Saskatchewan», admet fièrement Nicolas.

«On a mal débuté la rencontre et nous avons manqué de temps. On a tout de même réussi à remonter», renchérit Étienne.

Les Lavallois entendent se servir de ce revers pour rebondir aux Jeux du Canada. «Après tout, nous aurons plus de satisfaction avec une victoire à Prince George. Nous nous préparons depuis quatre ans pour les Jeux du Canada, où plusieurs sports sont réunis et pas juste le basketball en fauteuil roulant comme au championnat canadien», mentionne Nicolas.

Pas de surprise pour les Palmer

Ce fut une sélection prévisible pour ces deux frères, qui pratiquent cette discipline depuis 12 ans. «Nous n’avons pas été très surpris d’avoir percé l’alignement de l’équipe du Québec», indiquent les frères Palmer.

Pour sa part, Étienne a accueilli la nouvelle avec beaucoup de joie. «Nous avons tellement de bons joueurs au Québec. Je ne savais pas si on allait me choisir. Je suis extrêmement content de la décision de l’entraîneur Marc-Antoine Ducharme et je ne veux surtout pas le décevoir.»

Du succès en Alabama

Avant les Fêtes, la formation québécoise a disputé un tournoi préparatoire à l’Université de l’Alabama, aux États-Unis. Le Québec a connu beaucoup de succès en savourant trois victoires en cinq joutes.

«C’est un bel exploit. Il faut préciser que les équipes américaines s’entraînent quotidiennement, alors que notre équipe, qui est formée avec des joueurs d'un peu partout au Québec, pratique une fois par mois», reconnaît fièrement Nicolas.

Enfin, l’équipe du Québec poursuivra sa préparation avec des camps d’entraînement d’une journée complète par mois jusqu’aux Jeux du Canada.

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