«Nous avons besoin d'une palestre à Laval»

Lyne Carry, présidente du CADL

Sylvain Lamarre sylvain.lamarre@tc.tc
Publié le 28 juillet 2016

Lyne Carry pourrait voir son vœu réalisé d'ici 2020. Elle pose en compagnie des entraîneurs Benjamin Raymond et Louis Carry.

Photo Archives Vincent Graton

INSTALLATION. Après 15 ans de doléances pour obtenir une piste d'athlétisme, Lyne Carry, présidente du Club d'athlétisme Dynamique de Laval (CADL), s'est dite heureuse de voir l'ouverture du maire Marc Demers.

«C'est évident que d'avoir une piste serait un atout pour Laval. Si nous voulons accueillir les Jeux du Québec 2020, nous n'avons pas le choix d'en avoir une», explique-t-elle.

«Ce serait une erreur de construire uniquement une piste extérieure, il nous faut une palestre pour y tenir des entraînements et compétitions à l'intérieur. Sans ce site, les parents devraient encore voyager à Montréal. Nous ne serions pas plus avancés», poursuit-elle.

Elle n'a pas caché qu'elle aimerait l'arrivée d'une palestre en 2019, afin de tenir une première compétition avant la finale provinciale. «Nous voulons être prêts pour accueillir les Jeux de 2020. Ce serait intéressant d'en avoir une comme celle de Vaudreuil-Dorion.»

Le CADL compte 60 membres et ne peut en accueillir plus. «Nous n'avons pas d'infrastructures. Par chance, nous avons l'aide de la Ville pour la location de locaux au Centre Claude-Robillard», précise la présidente du CADL.

Forcer la main

Pour sa part, l'entraîneuse Annie Potvin souhaite que les récentes performances électrisantes aux Jeux du Québec puissent inciter la Ville à investir dans des infrastructures d'une piste d'athlétisme digne de ce nom à Laval. Mme Carry est du même avis.

«Nos athlètes s'entraînent au centre Claude-Robillard. Nous faisons la location de locaux à l'extérieur de Laval. Je suis convaincu que nos résultats seraient encore plus éclatants si nos athlètes s'entraînaient à Laval», insiste Annie Potvin.

«Une chose est certaine, nous aurions plus d'athlètes. Le fait de s'entraîner à Montréal en décourage plus d'un», enchaîne-t-elle.

Emplacement

La fameuse piste d'athlétisme pourrait se retrouver au Collège Laval ou à l'école L'Odyssée-des-Jeunes. Mme Potvin croit que l'ancien site d'entraînement d'athlétisme situé en face de l'école secondaire Georges-Vanier pourrait aussi faire l'affaire. «Je pense qu'il y a assez de place pour faire huit corridors. Toutefois, Vanier a abandonné la piste d'athlétisme, priorisant le football et le soccer», avance-t-elle.

Le projet avance

Rencontré en conférence de presse annonçant la subvention de 500 000 $ du gouvernement fédéral au Complexe Multi-Sports de Laval, le maire Marc Demers a parlé de la candidature de Laval pour l’obtention des Jeux du Québec de 2020.

«Nous voulons restaurer nos infrastructures et en construire d’autres pour y accueillir les Jeux. Le Complexe aquatique est un des projets que nous avons déjà annoncé. Nous n'aurons pas le choix de construire une piste d’athlétisme. Il ne reste qu’à trouver l’emplacement. Nous sommes en discussion avec des écoles.»