Une entente avec le MAL sauve la saison des maîtres-nageurs

Frédérique Boisvenue a perdu son sourire en apprenant l'augmentation des tarifs. Parions qu'elle a retrouvé le sourire, car le coût d'inscriptions n'a pas augmenté pour les maîtres-nageurs.

NATATION. Après un imbroglio pour la tarification des maîtres-nageurs au Club de Natation Laval qui a conduit à seulement cinq inscriptions, voilà qu'une entente est survenue avec le Mouvement aquatique Laval (MAL).

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Frédérique Boisvenue, entraîneuse des maîtres-nageurs au Club de Natation Laval, a fait le saut quand le MAL lui a signifié que ses protégés pourraient débourser collectivement 15 000 $ plutôt que 6700 $ pour la location de la piscine au Collège Laval.

«L'explosion des coûts aurait causé la mort des maîtres-nageurs à Laval, avoue-t-elle. Les 2 dernières sessions étaient complètes avec 40 nageurs.»

Soulagement

Le 14 septembre, Mme Boisvenue a eu une rencontre fructueuse avec le MAL. Il n'y aura pas d'augmentation. «Je suis soulagée, lance l'ancienne nageuse (2009 à 2014) qui est entraîneuse depuis quatre ans. Nous avons eu une entente avec le MAL. Ça nous coûtera 6700 $.»

Si plusieurs athlètes se sont déjà inscrits ailleurs en raison des coûts d'inscriptions trop onéreux annoncés à la fin du mois d'août, Mme Boisvenue souhaite que ce revirement de situation puisse attirer une trentaine de nageurs.  

Aucune subvention de la Ville

La politique de la Ville de Laval en matière de subvention aux sports s’applique aux athlètes de moins de 21 ans. Les adultes ne sont donc pas subventionnés.

«Il est prévu que notre programme d’assistance financière dans le domaine sportif soit réévalué avec la venue d’installations de haut niveau, souligne la porte-parole de la Ville, Nadine Lussier. Pensons à la glace olympique de la Place Bell (patinage de vitesse) ou encore à notre futur Complexe aquatique dont l’ouverture est prévue en été 2020. Nous sommes conscients que certains athlètes adultes performent sur la scène nationale et internationale et nous font honneur, mais il nous fallait faire des choix compte tenu du budget disponible.»

Mme Boisvenue aimerait bien que la Ville puisse lui venir en aide.

«Quand nous nageons, nous représentons Laval. Certaines villes comme Montréal (Saint-Laurent et Montréal-Nord), Saint-Hyacinthe et Saint-Eustache offrent de meilleurs tarifs aux maîtres-nageurs. Les nageurs déboursent à peine une centaine de dollars par année. Ils sont choyés.»

Pour sa part, le président du MAL, Philippe Comtois, a indiqué avoir eu une rencontre avec Annie Marsan, responsable des sports aquatiques à Laval, le 12 septembre. «La Ville n'a pas changé sa position et ne donnera pas de subvention pour les adultes.»

De bons résultats

Avec l'arrivée du Complexe aquatique en 2020, Mme Boisvenue croit que son groupe de nageurs pourrait bien cadrer dans le nouvel amphithéâtre limitrophe au Cosmodôme.

Ses protégés ont obtenu d'excellents résultats en compétitions au cours des quatre dernières années, dont une vingtaine de records provinciaux et nationaux. «Chaque année, certains de nos nageurs se retrouvent dans le top 10 mondial», termine Frédérique Boisvenue.

Sauvetage

Par ailleurs, le Mouvement aquatique Laval (MAL) a joué les sauveteurs en prenant sous son aile le Club de Natation Laval au cours de l'été.

«Le Club éprouvait des ennuis financiers», précise le président du MAL.

Le MAL, en collaboration avec le conseil d’administration du club de natation, tente de redresser les finances. «Nous trouverons des solutions», conclut Philippe Comtois.

 

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