La rivalité s'installe chez les frères Harelimana


Publié le 10 mars 2017

Pour la première fois, les frères Harelimana ne joueront pas pour la même équipe.

©Vincent GRATON

FOOTBALL. Quand Kean Harelimana a décidé de poursuivre sa carrière avec le Rouge et Or de l'Université Laval, il se doutait bien qu'une rivalité naîtrait avec son frère Brian, qui porte les couleurs des Carabins de l'Université de Montréal.

Il arrive que la compétition sportive s'invite à l'intérieur d'une même famille. Les frères Harelimana deviendront-ils les meilleurs alliés…ou les pires ennemis?

«Nous serons toujours des frères et nous voudrons aider notre équipe à gagner, lancent-ils. Il n'y aura pas de grosse rivalité, même si nous occupons la même position sur le terrain. Nous avons un style de jeu différent.»

Brian, l'aîné, est heureux pour son frangin. «Ce sera la première fois que nous jouerons un contre l'autre, précise-t-il. C'est certain que ça mettra du piquant. On pourrait peut-être s'affronter sur les unités spéciales.»

Inséparables

Les deux frères ont toujours joué ensemble. Au fil des ans, ils ont endossé l'uniforme des Blues de Chomedey, des Loups de Curé-Antoine-Labelle et des Cheetahs du Collège Vanier.

«Je vais vouloir battre mon frère. Ça me donne une autre occasion de vouloir vaincre le Rouge et Or», jure l'aîné.

Quitter le nid

Kean ne s'en cache pas. Le joueur défensif par excellence au niveau collégial en 2016 voulait voler de ses propres ailes et ne pas jouer dans l'ombre de son frère.

«En déménageant à Québec, je vais pouvoir travailler sur moi-même et devenir un homme plus responsable, avoue l'ancien secondeur étoiles des Cheetahs du Collège Vanier. Si j’étais demeuré à Laval, mes parents m’auraient facilité la tâche. Là, je vais sortir de ma zone de confort.»

Plusieurs équipes intéressées

Courtisé par de nombreuses équipes, Kean a dû trancher entre le Rouge et Or et les Carabins avant d'arrêter son choix.

«Ce fut un long processus et la plus grosse décision de ma vie, affirme-t-il. J'ai parlé à plusieurs entraîneurs. Je savais que je ne ferais pas un mauvais choix, car ce sont deux excellents programmes de football.»

Kean avait visité les Universités McGill, UBC et Calgary. Il avait aussi été approché par les Bisons du Manitoba.

Quand il a pris sa décision, Kean a averti son frère aîné Brian sur le champ. «Mon frère était heureux pour moi. Cela a beaucoup d'importance à mes yeux.»

Kean aimerait bien être partant et forcer la main de ses entraîneurs à l'insérer dans l'alignement le plus souvent possible. «Je veux aider l'équipe et je suis prêt. Je pense que je suis capable de faire la différence sur le terrain», conclut-il.

Professionnel

Enfin, Kean Harelimana aimerait bien jouer chez les professionnels un jour. Toutefois, il voudrait obtenir son diplôme, avant de penser à faire une carrière.